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Le pourquoi et le comment [cliquer pour dérouler]
Événement incontournable (en tout cas par l’A75), le Sommet de l’élevage draine autant de paradoxes que le sujet de l’élevage lui-même, tel que j’ai essayé de le cerner au fil de mon enquête. Son gigantisme semble en contradiction avec sa volonté de contribuer à engager la filière dans la réduction de son impact sur l’environnement.
J’avais rencontré Victor Berthon, parmi d’autres participants, à la clôture du premier parcours de la CEC Massif central. J’étais curieuse de voir comment se passait la mise en application de la feuille de route et la réception par le public professionnel de cette nouvelle orientation.
Voici déjà le regard du dirigeant. Je ne manquerai pas d’aller faire un tour sur place, la semaine prochaine, pour prendre le pouls de ce « mondial de l’élevage durable ».
Marie-Pierre
Trois infos express [cliquer pour dérouler]
- Depuis la sortie de la Convention des entreprises pour le climat, le Sommet de l’élevage a fait son possible pour réduire son impact environnemental, par le recours à l’écoconception et à la circularité. Cependant un événement mondial ne peut faire l’impasse sur une empreinte carbone due aux déplacements. Mais Victor Berthon estime qu’elle est compensée par des aspects moins quantifiables : la venue à l’événement permet à chaque professionnel de trouver des solutions pour réduire son propre impact, lui évite de très nombreux trajets en concentrant les rencontres et rendez-vous en un seul lieu, et donne l’occasion de se sensibiliser aux questions environnementales.
- Pour la sensibilisation, le Sommet invite chaque année pour une conférence une personnalité au discours marquant : Jean-Marc Jancovici l’an dernier, Erik Orsenna cette année. Ce temps fort (parmi 200 conférences) a été bien reçu l’an dernier. Mais le public professionnel qu’attire ce Sommet est plutôt orienté vers des systèmes d’élevage moins impactants que les grandes exploitations industrialisées. Notamment, le pastoralisme pratiqué dans le Massif central et dans de nombreuses régions du monde est mis en avant, d’autant plus en cette « année internationale du pastoralisme ».
- Parmi les actions de sensibilisation, le Sommet a créé une fresque de l’élevage durable, des visites de fermes à destination des professionnels étrangers, un événement grand public, « Pâture », qui ambitionne de transformer la place de Jaude en prairie. Et l’événement, sans faire le « tri » des exposants, se veut le rendez-vous où les éleveurs trouveront le maximum de solutions d’agroécologie. Mais les choses avancent pas à pas. Et les extrêmes climatiques de cet été aideront sans doute à mettre en avant ces sujets.
Du 6 au 9 octobre, la métropole clermontoise accueille le Sommet de l’élevage, grand rendez-vous international dédié à cette filière. Il met surtout en avant les systèmes d’élevage extensifs, tels qu’ils se pratiquent dans le Massif central. Et il cherche désormais à aller plus loin en sensibilisant le monde agricole aux pratiques agroécologiques, notamment depuis que ses dirigeants ont suivi, en 2024, le premier parcours de la Convention des entreprises pour le climat (CEC) du Massif central.
J’en discute avec Victor Berthon, directeur adjoint du Sommet, qui a suivi ce parcours et est l’un des artisans de cette mutation. Laquelle se concrétise dans la punchline de l’événement : « Le mondial de l’élevage durable. » Entretien réalisé fin août, quand il avait encore un peu de disponibilité…
Tikographie : Vous avez terminé le parcours CEC fin 2024. 2025 a donc été la première édition sous le signe de votre nouvelle orientation « élevage durable ». Quel bilan en tirez-vous sur la façon dont vous avez commencé à rendre l’événement éco-responsable ?
Victor Berthon : Ce premier axe est le plus facile à quantifier : c’est celui de notre impact direct, lié à l’organisation de l’événement. Évidemment, pour un événement qui se veut mondial, on n’arrivera jamais à zéro impact.
Cependant, nous avons fait tout ce qui était possible dès cette première année pour réduire notre impact. Par exemple, tous les déchets sont réutilisés – même si l’an dernier il y en avait moins du fait de l’absence des bovins. Mais cela fait déjà plusieurs années que nous épandons les déchets animaux dans les champs proches du site. Nous nous fournissons en paille au plus proche, nous travaillons avec les banques alimentaires pour redistribuer la nourriture non vendue des 45 restaurants. Nous encourageons aussi le covoiturage en mettant en place une plateforme et nous avons fait un partenariat avec la SNCF pour qu’on puisse venir de Clermont sans prendre une voiture. On va même jusqu’à organiser les parkings dans les champs pour éviter de faire bétonner des espaces supplémentaires. Nous essayons en résumé d’avoir le moins d’impact possible.
Le problème qui n’est pas résolu, c’est celui des déplacements à l’international, puisque vous accueillez des gens du monde entier. Comment abordez-vous cet aspect ?
V.B. : On ne pourra pas économiser cet impact des déplacements, mais nous considérons qu’ils sont compensés par des aspects moins quantifiables : au Sommet de l’élevage, on amène aux agriculteurs des solutions plus durables. Ils vont trouver des réponses, pour installer des panneaux solaires, des possibilités de passer en bio, etc. C’est un impact positif énorme, mais bien moins visible car plus diffus. L’impact carbone des déplacements est finalement minime par rapport à la transformation des systèmes d’élevage qui en résultera partout dans le monde.
Les visiteurs viennent découvrir toute l’ingénierie française, depuis les avancées de la recherche jusqu’à la mise en place dans les fermes. C’est d’autant plus intéressant qu’en France on a des pratiques « pas trop mal », des solutions bien plus durables que par exemple ce que peuvent proposer les Chinois ou les Brésiliens.
« On ne pourra pas économiser cet impact des déplacements, mais nous considérons qu’ils sont compensés par des aspects moins quantifiables. »
Par ailleurs, le fait d’avoir autant d’exposants, sur tous les sujets, tous les matériels, réunis en un même endroit, va éviter de nombreux autres déplacements. Pour un exposant spécialisé en machines agricoles, montrer une machine au Sommet va lui éviter de l’envoyer chez 250 concessionnaires. Et pour un agriculteur qui veut acheter du matériel, il trouve réunis toutes les marques et tous les modèles sans avoir à se déplacer chez dix fournisseurs potentiels. Cela multiplié par la cinquantaine de types de matériels différents nécessaires pour faire tourner une ferme. Mine de rien, multiplié par 120 000 visiteurs professionnels, ça économise un nombre de trajets monumental. Et donc des émissions de carbone, et même du temps qui pourra être utilisé pour réfléchir, pour transformer sa ferme, dans le sens du respect de l’environnement et de la viabilité économique.
Plus on ramène de monde à un même endroit, plus cet impact sera grand. Surtout si on profite de leur séjour pour les sensibiliser.

Ce qui nous amène au deuxième aspect de votre feuille de route…
V.B. : C’est la question de comment on influence notre écosystème pour l’amener à changer et à mettre en avant des solutions agroécologiques. Dans ce domaine, nous avons pris dès l’an dernier plusieurs initiatives. Par exemple en invitant Jean-Marc Jancovici à intervenir. C’était un moment intéressant, fort, qui rapproche les personnes.
Comment son discours a-t-il été perçu ?
V.B. : On redoutait un peu cette réception parce qu’on sait que son discours provoque des réactions. Mais au finale, ça a été bien perçu et apprécié par les agriculteurs. Ils se rendent bien compte des enjeux climatiques et même ils vivent les problématiques directement. Peut-être certains ont-ils ressenti la même « claque » que nous avons pu vivre, en tant que dirigeants d’entreprise, lors de la première séance du parcours CEC, mais c’est difficile d’estimer jusqu’à quel point. En tout cas, nous avions 600 personnes présentes à son intervention, et les entretiens sur le plateau télé du Sommet où nous avons développé ce propos ont fait des millions de vue sur internet. C’est comme ça qu’on arrive à faire avancer les choses.
Ça a aussi pu faire prendre conscience qu’en France, on travaille plutôt très bien. Jean-Marc Jancovici a aussi décrit d’autres pratiques dans le monde, soulignant par exemple que le bœuf brésilien émet dix fois plus de carbone que le bœuf français.
Parmi les professionnels qui viennent de l’étranger, y a-t-il des visiteurs susceptibles de venir de ces pays aux pratiques peu écologiques et qui ont pu ou pourraient changer leur point de vue en venant ici ?
V.B. : Ceux qui viennent ont plutôt des systèmes d’élevage proches de ce qui se fait en France. Ce ne sont pas ceux qui déforestent l’Amazonie pour développer des systèmes beaucoup plus intensifs. Ce que nous défendons ne les intéresse pas…
Parmi les actions de sensibilisation, vous avez aussi, avec des partenaires, élaboré et lancé une fresque de l’élevage durable. Où en est-elle ?
V.B. : Nous commençons à la déployer. Nous avions créé cet outil un peu en réaction à la fresque du climat, qui a ses qualités mais fait aussi des raccourcis : quand on voit un lien direct établi entre agriculture et polluant, ou dire qu’il ne faut plus du tout manger de viande… C’est une vision simpliste d’une problématique extrêmement complexe, un peu comme si on incriminait tous les transports sans distinguer le vélo de l’avion.
« L’idée est de rapprocher les mondes. »
La fresque que nous proposons, c’est une façon de nuancer les choses, ce qui ne veut pas dire qu’on ne remet rien en cause. C’est l’idée d’approfondir la connaissance sur un sujet souvent pointé du doigt assez injustement. L’idée est de rapprocher les mondes.
D’ailleurs on l’a proposée aussi bien à des agriculteurs qu’à des élèves, des entreprises, d’autres publics…
Qu’est-ce que ça peut apporter à des agriculteurs d’y participer ?
V.B. : Même s’ils ont souvent une partie des réponses, ça peut parfois leur faire prendre conscience de certaines voies possibles. C’est un outil de réflexion, qui permet de faire un pas de côté, presque une « mini-rapide-psychanalyse » de leur métier.
En tout cas ils pourront l’expérimenter durant le Sommet, dans l’espace dédié au pastoralisme. Avec des conférences, des rencontres avec des acteurs de ces systèmes d’élevage et d’autres animations.

Le pastoralisme est le thème central de cette édition du Sommet. Est-ce uniquement pour faire honneur à l’année internationale du pastoralisme décrétée par l’ONU ?
V.B. : C’est aussi parce qu’il est central dans notre région. C’est ce que pratiquent la plupart des éleveurs du Massif central, qui est la plus grande région de pastoralisme en Europe. C’est une pratique ancestrale que pratiquait déjà Vercingétorix ! Il est donc naturel que nous défendions ce modèle. Il repose sur la valorisation de territoires dont plus de 80% ne pourraient pas être cultivés, parce qu’ils sont pentus, rocailleux, en altitude, souvent peu fertiles.
« C’est une pratique ancestrale que pratiquait déjà Vercingétorix ! Il est donc naturel que nous défendions ce modèle. »
Qu’avez-vous prévu sur ce sujet ? Que souhaitez-vous montrer ?
V.B. : Nous avons des intervenants de plein de pays, qui vont venir échanger, des conférences. Et cinq pays invités à l’honneur : l’Espagne, la Côte d’Ivoire, la Colombie, le Soudan et la Mongolie, avec des approches différentes, mais aussi des échanges à avoir. C’est toute la richesse de ce Sommet : permettre la rencontre, le développement des relations, les synergies. C’est important parce que les réalités sont complexes, et elles évoluent, avec le réchauffement climatique, avec le contexte…

Outre la mise en avant du pastoralisme, quelles « marches » supplémentaires allez-vous franchir sur la question de la durabilité, par rapport à la précédente édition ?
V.B. : Il y a bien sûr l’événement Pâture sur la place de Jaude pour la sensibilisation grand public : nous allons transformer la place en une grande prairie. Pour cela nous avons essayé de faire une mise en place la plus écoresponsable possible. On va réutiliser de la terre en provenance du parc des expositions, donc à 5 km. Et on fera sur cet événement de la sensibilisation en faisant participer des experts du monde entier.
Par ailleurs, nous proposons durant le Sommet des démonstrations de robotique et de nouveaux matériels permettant une meilleure adaptation au changement climatique et au respect de l’environnement. Nous aurons une agora sur la santé animale ou une autre sur le machinisme agricole, pour créer des espaces de discussion et d’information.
Parmi les exposants et intervenants, faites-vous un effort particulier pour sélectionner ceux qui présentent les solutions ou les approches les plus écoresponsables, ou est-ce que ce sont des propositions parmi d’autres ?
V.B. : Oui et non, car c’est compliqué de dire qui est « vertueux ». Certains acteurs interviennent aussi bien sur des propositions très vertueuses et d’autres beaucoup moins. Peut-on faire le choix de les exclure ? On sait que tout ne se fait pas du jour au lendemain. On peut aussi considérer qu’accueillir tout le monde, c’est accompagner les évolutions et donner à tous la possibilité d’embarquer. C’est le parti que nous prenons.
« On sait que tout ne se fait pas du jour au lendemain. »
Mais bien sûr on essaie de mettre en avant ce qui peut contribuer à cette évolution. Par exemple dans notre concours d’innovation des « Sommets d’or », on a une catégorie qui récompense spécifiquement des solutions agroécologiques.
Le grand témoin, cette année, sera l’écrivain et économiste Erik Orsenna. Pourquoi ce choix ?
V.B. : Il a écrit des livres plutôt intéressants, notamment dernièrement « Nourrir sans dévaster », co-écrit avec Julien Denormandie. C’est évidemment un sujet qui concerne directement l’élevage, et sur lequel il y a à réfléchir. Car au-delà de toutes les externalités positives qu’apporte l’agriculture, en termes de captation de carbone, d’aménagement du territoire, de tourisme et autres, le premier objectif est de nourrir les Français tout en respectant l’écosystème du vivant.
Erik Orsenna, en tant qu’économiste, a un regard intéressant à apporter. Il réfléchit beaucoup sur la gestion de l’eau, qui est aussi un sujet très prégnant. Le sujet concerne tout le monde, et les éleveurs en premier lieu. Les conditions climatiques de cet été ont fait diminuer la production du fourrage. Elles ont fait perdre 15 à 20% de la production laitière en raison du stress des vaches, et ont tué trois millions de poulets.
À ce sujet, comment appréhendez-vous la façon dont cet été particulier va impacter l’ambiance du sommet ?
V.B. : Le Sommet reste d’abord un rendez-vous économique, pour tout un écosystème autour de l’agriculteur. Il est là pour faire vivre cet écosystème. 1 800 exposants seront présents. Rappelons que la première culture française, c’est l’herbe, qui occupe 40% de notre territoire. L’herbe étant la première ressource de l’éleveur. Quand il a moins d’herbe, il doit en acheter, ce qui impacte toute l’économie du secteur. Même si on espère que la situation fera monter le prix de la viande pour compenser ce déficit, cela reste un gros sujet de préoccupation. Donc bien sûr qu’on ressentira ce sujet.
Cependant, nous ne sommes pas ingénieurs agronomes. Ce sera le rôle des exposants et de la filière d’en discuter et peut-être d’apporter des réponses. Parmi eux, il y a les exposants qui apportent des solutions techniques, mais aussi les chambres d’agriculture, le ministère, les syndicats, la recherche… Nous mettons en place le contenant, nous essayons d’aider à mettre en avant le contenu, mais celui-ci revient surtout aux experts. Avec une grande complexité des sujets, car nous proposons plus de 200 conférences.

Que voudriez-vous mettre en avant dans ce programme si dense ?
V.B. : C’est complexe de trancher ! On peut par exemple souligner les nouveautés sur l’agora des machines agricoles : un secteur qui apporte une partie des solutions pour les agriculteurs. Nous avons, pour ce secteur, renoncé à construire de nouvelles structures : nous réutilisons des bases-vie du Grand Paris, sur deux étages, qui auront auparavant servi dans l’été pour l’Ultra-trail du Mont-Blanc.
Nous mettons aussi en avant la question du renouvellement des générations, et bien sûr le pastoralisme, qui est le grand sujet de l’année.
Qu’est-ce qui n’est pas encore en place ; quelles seront les prochaines étapes, sur les Sommets à venir, pour aller plus loin dans l’aspect durabilité ?
V.B. : Humblement, avec nos moyens de PME, nous sommes devenus quasiment l’équivalent d’une entreprise à mission. Nous essayons de faire le maximum pour impacter le plus possible. Nous avons pour philosophie de rêver grand mais de rester réalistes pour pouvoir atteindre ces rêves. L’idée est de monter marche par marche.
« Humblement, avec nos moyens de PME, nous sommes devenus quasiment l’équivalent d’une entreprise à mission. »
Pour les marches suivantes, il y a plein d’idées. Par exemple, on aimerait faire en sorte que les agriculteurs puissent venir au moins deux jours, pour pouvoir rentabiliser davantage leur déplacement. Mais comme nous accueillons 125 000 personnes et que Clermont ne compte que 3 800 chambres d’hôtel, c’est compliqué. Donc on voudrait développer un camping dans les champs aux alentours.
Il y a aussi des ambitions de faire grandir l’événement, car nous restons persuadés qu’il vaut mieux un grand événement que dix petits, pour réduire les déplacements, aussi bien des exposants, des constructeurs de machines, que des visiteurs. Cela recoupe le rayonnement du Sommet. Mais aussi la question de comment on impacte plus sur la sensibilisation écologique. Ce n’est pas simple, car nous ne sommes pas experts de ces sujets et il faut activer les réseaux pour motiver les experts à participer à l’événement.
« Nous avons l’ambition d’amener toujours plus de solutions aux agriculteurs, et les plus agroécologiques et durables possibles. »
Parmi les animations du Sommet, vous proposez des visites d’élevages. Quelle est la finalité ?
V.B. : Ces visites sont réservées aux visiteurs étrangers. C’est unique au monde : dans les plus grands salons internationaux du monde agricole, il y en a au mieux une ou deux. Nous en proposons 35. Cela peut être des fermes, mais aussi d’autres installations : une unité de méthanisation, un abattoir, une unité de découpe… Nous travaillons avec les organismes de chaque race pour montrer des fermes « modèles » : par exemple la salers, la limousine, la charolaise, l’aubrac sont des races dont le berceau est le Massif central, qu’on exporte mondialement. C’est important de les mettre en valeur.
Pour conclure, comment pourriez-vous résumer votre ambition ?
V.B. : Nous avons l’ambition d’amener toujours plus de solutions aux agriculteurs, et les plus agroécologiques et durables possibles, au sens large : pas dans une seule approche de l’élevage, mais dans les façons de faire les plus respectueuses possibles de l’environnement. Avec la vision, pour le Massif central, d’une multitude de petites fermes qui soient viables. Car la viabilité économique, c’est la première condition pour aller vers une transformation agroécologique.
| Tout savoir sur le Sommet de l’élevage sur le site internet. Sur les sujets développés dans notre enquête, voici notre petite sélection parmi les nombreuses conférences (détail sur le programme du sommet) : 6 octobre : > 10h – Éleveurs, prairies, revenus et territoires : quelle PAC pour continuer à produire demain ? > 10h30 – Pastoralismes du monde : regards croisés face aux défis de demain > 11h30 – Méthane 2030 (projet évoqué dans le volet 2 de notre enquête) > 14h – Quelles réponses le pastoralisme apporte-t-il face aux défis du changement climatique, du renouvellement des générations et des attentes sociétales ? > 18h – Pastoralisme et biodiversité (avec notamment Yves Michelin) 7 octobre : > 9h30 – Pastoralisme et milieux naturels, un partenariat gagnant-gagnant > 10h – Territoires d’élevage : les systèmes herbagers et pastoraux, une force pour l’avenir, avec Erik Orsenna 9 octobre : > 13h30 – Pastoralisme et zones humides : préserver ensemble la ressource en eau |
| Dossier en cours ! Nous partons en exploration du sujet « élevage et environnement » en 8 articles. Déjà parue, notre enquête en 4 volets : « Élevage et environnement #1 : la carte postale et les réalités », « Les vaches piétinent-elles l’environnement ? », « L’élevage local au défi des étés torrides » et « Élevage et environnement : l’alliance inattendue ». Et pour ne pas manquer la suite, surveillez les parutions. |
Entretien Marie-Pierre Demarty, réalisé le 26 août 2026. Photos Marie-Pierre Demarty, sauf indication contraire. À la une, photo fournie par Victor Berthon : au Sommet de l’élevage l’an dernier, Victor Berthon, en maître de cérémonie d’un événement accueillant 125 000 visiteurs.
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