Une chaleureuse communauté, une publication toute fraîche et un scoop planétaire

Par

Marie-Pierre Demarty

Le

Tikographie faisait l’événement mardi soir à la Baie des Singes. Au programme : des mini-conférences denses et compactes sur l’état de notre territoire, la sortie de notre premier recueil d’articles et un invité surprise…


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Exemplaires en vente à la librairie des Volcans d’Auvergne

Au surlendemain de la toute première « Soirée Tiko », nous sommes heureux. Tellement heureux que nous dérogeons pour une fois à notre parti pris de magazine traitant des sujets sur le fond, hors de la pression médiatique et de l’actualité à chaud.

Ce sera donc « à chaud » que nous répondons dès aujourd’hui à la question : c’était quoi au juste, cette soirée Tiko ?… et à quelques autres qui ont été soulevées, justement, dans cette soirée.

Chocs écologiques : où va le Puy-de-Dôme ?

Une des premières intentions de cette soirée était de vous informer. Quoi de plus normal pour un média ? Vous informer sur les questions qui nous occupent et nous préoccupent à Tikographie, mais d’une façon complémentaire à ce que nous faisons au quotidien. Si vous nous lisez régulièrement, vous pouvez avoir l’impression que nous vous donnons de l’information par petites touches, en allant scruter au microscope des initiatives locales, des dispositifs appliqués à telle ou telle localité, des solutions – ou des problèmes – vécus et expérimentés çà ou là.

Mardi, nous avons voulu prendre un peu de hauteur, en demandant à des experts de poser un regard embrassant tout le département du Puy-de-Dôme. Et de répondre à des questions que tout le monde se pose : quels sont les problèmes cruciaux ici ? quel est l’état des lieux aujourd’hui ? qu’est-ce qui nous attend demain ou en 2050 ? sommes-nous prêts à affronter les chocs et les crises que nous prédit la communauté scientifique ? avons-nous au moins commencé à nous équiper des casques, airbags et autres protections face au « mur » (métaphorique) du changement climatique, de l’effondrement de la biodiversité et autres réjouissances ? ou trouvé la pédale de frein pour piler à temps ?

Julien Saillard et Gildas Daniel
Notre premier intervenant, Julien Saillard, avec Gildas Daniel pour l’interviewer. – Photo Marie-Pierre Demarty

Pour en parler, nous avons choisi trois sujets qui nous touchent tous : l’eau, l’énergie et la forêt. Et nous avons invité trois bons connaisseurs du sujet et de notre territoire. En l’occurrence, Julien Saillard, responsable de pôle au Conservatoire d’espaces naturels d’Auvergne pour nous parler de la rivière Allier, Pierre-François Mangeon, directeur territorial d’Enedis pour évoquer la production et la consommation d’énergies renouvelables, et Charles-Etienne Dupont, gestionnaire forestier, pour mieux comprendre l’état de nos forêts et ce que leur font le réchauffement climatique, les coupes rases et autres agressions en tout genre.

Mieux qu’une série policière, ces trois experts nous ont fait passer par de vives émotions, entre frayeur et soulagement, suspense, lueurs d’espoir… et beaucoup d’éléments de compréhension.

Retrouvez ici le podcast intégral des interventions

Sobriété et solutions naturelles

Sur la rivière Allier ? Imaginez que son débit à Cournon est de 60 m3 en moyenne, de moins de 10 m3 en période des plus basses eaux (ou étiage) lorsque l’étiage est « sévère » comme ces deux dernières années, et de 400 m3 en périodes de crue. Mais ces dernières, pourtant utiles, sont de plus en plus rares.

« Si les étiages sévères se succèdent trop fréquemment, nous allons avoir des pénuries d’eau. »

Julien Saillard

Si le barrage de Naussac en Lozère a pour fonction de réguler ces étiages sévères, il va avoir de plus en plus de mal à se remplir et à jouer son rôle. « Si les étiages sévères se succèdent trop fréquemment, nous allons avoir des pénuries d’eau », nous prédit Julien Saillard, sachant que l’Allier nous alimente – entre autres – en eau potable. Julien Saillard ne nous laisse pas sur cette note d’angoisse, mais explique qu’« il n’y a pas de solution unique qui serait trop simpliste », mais propose un « cocktail » de parades qui se rangent dans deux catégories : la sobriété des usages et les solutions basées sur la nature.

Pierre-François Mangeon
Pierre-François Mangeon, représentant d’Enedis dans le Puy-de-Dôme, a fait un point sur le potentiel local des énergies renouvelables. – Photo Marie-Pierre Demarty

Pierre-François Mangeon, lui, examine les énergies renouvelables et explique que la plupart ne sont pas si résilientes, ce qui voudrait dire, selon lui, qu’elles sont à la fois naturelles, infinies, stockables et prévisibles sur le long terme. Chiffres à l’appui, il montre l’écart entre la production locale d’énergie et la consommation locale, la première couvrant 11% de la seconde, chiffre qu’on peut espérer voir monter à 17%.

« L’énergie doit venir de partout et on doit être solidaires. »

Pierre-François Mangeon

« Est-ce grave ? » interroge-t-il. Pas si l’on accepte collectivement de tendre vers la plus grande sobriété possible de consommation, couplée avec toujours plus d’efficacité, et en combinant énergies renouvelables et nucléaire. Il ajoute : « Le secret, c’est qu’il ne faut pas d’îlot énergétique, mais que tout soit maillé, à l’échelle de l’Europe. L’énergie doit venir de partout et on doit être solidaires. »

Reste la forêt, « un des indicateurs qui permettent le mieux d’appréhender le changement climatique, qui peut nous paraître abstrait », explique Charles-Etienne Dupont. Couvrant un tiers du territoire du Puy-de-Dôme, la forêt est cependant très diverse, selon qu’elle est en plaine ou en montagne, ancienne ou plantée dans l’après-guerre, exploitée dans un but plus ou moins productiviste.

« La forêt est un des indicateurs qui permettent le mieux d’appréhender le changement climatique. »

Charles-Etienne Dupont

Nos forêts semblent avoir deux ennemis : le dessèchement progressif qu’il qualifie de « dramatique » et la surexploitation de résineux plantés il y a 70 ans. Car celle-ci oblige les écosystèmes à peine naissants à « repartir de zéro » aujourd’hui, alors que ces plantations arrivées à maturité sont littéralement rasées. L’antidote qu’il prône et pratique : la sylviculture à couvert continu, autrement dit, des prélèvements « chirurgicaux », qui ont l’avantage de fournir du bois tout en préservant les multiples fonctions naturelles de la forêt.

Charles-Etienne Dupont
Charles-Etienne Dupont a donné son éclairage sur l’état des forêts de notre territoire. – Photo Marie-Pierre Demarty

Ressources complémentaires pour approfondir ces sujets

Les diaporamas présentés par les intervenants

Les autres intervenant.e.s n’ont pas de diaporama spécifique.

Petit panel d’articles à (re)lire

Sur l’eau et la rivière Allier :

Sur l’énergie :

Sur la forêt :

Dans tout ça, où sont les femmes ?

Elles ont bien failli ne pas du tout être sur la scène de la Baie des Singes mardi soir. Non pas parce qu’on n’en voulait pas – nous essayons d’être attentifs à la question tout au long de l’année – mais trouver des expertes locales sur ces sujets techniques n’est pas si simple. Non seulement ça nous chagrinait, mais en plus, ça nous a été reproché dès l’annonce de notre programme.

Plutôt que faire comme si de rien n’était et faire semblant de regarder ailleurs en sifflotant, nous avons pris le parti d’aborder le sujet frontalement… avec une experte.

« Les stéréotypes de sexe existent toujours, y compris dans la mentalité des jeunes. »

Anne-Lise Rias

Anne-Lise Rias, présidente de l’antenne locale de Osez Le Féminisme !, est venue nous expliquer que cette affiche masculine l’avait « assez peu surprise car on la retrouve de manière récurrente », du fait que « les stéréotypes de sexe existent toujours, y compris dans la mentalité des jeunes », avec « une répartition des rôles et des métiers encore très marquée ». Elle nous confirme ainsi que les femmes sont moins présentes sur les sujets techniques ou scientifiques : « elles existent, mais il y a un effort à faire pour les mettre en visibilité », et pour les hommes, un effort à faire aussi, parfois, pour céder leur place sur le devant des scènes.

Leçon retenue, avec quelques autres que nous avions déjà abordées avec Anne-Lise dans un précédent entretien.

Anne-Lise Rias
Anne-Lise Rias échange avec Damien Caillard, sur la scène de la soirée Tiko. – Photo Marie-Pierre Demarty

A l’intention de ceux qui m’ont posé la question, votre obligée rédactrice précise aussi que les femmes ne peuvent tout de même pas être au four et au moulin, ni en même temps au micro et à la plume. C’est pourquoi dans le binôme Tikographie que nos lecteurs réguliers connaissent bien, Damien était mardi soir sur scène – assisté par quelques adhérents et adhérente de notre association Par ici la résilience – tandis que je faisais le nécessaire pour préparer cet article. Une répartition des rôles pas si genrée car les femmes ne sont en général pas beaucoup plus visibles à l’écrit qu’à l’écran.

Retrouvez ici en podcast l’intervention d’Anne-Lise Rias

Lire aussi l’interview : « Anne-Lise Rias pointe les « angles morts de l’écologie » quant à la condition des femmes »

Vous inciter à nous soutenir

Et cela tombe bien que je parle de nous… car en plus de vous informer sur l’état écologique du Puy-de-Dôme, nous avions aussi envie de parler de nous, de vous inciter à nous suivre, à nous soutenir, à nous aider à consolider ce média et les autres activités de Par Ici La Résilience.

Je ne vais pas m’étendre sur les vertus de Tikographie, média gratuit et sans publicité, local et de qualité, ni sur le besoin financier que cela implique, avec votre soutien. Tout est expliqué ici ou .

Mais encore faut-il que vous ayez envie de nous soutenir… et pour cela, nous avons levé un coin de voile sur ce que nous préparons pour les mois à venir. Avec un focus sur les Rencontres de la Résilience, qui se poursuivront chaque mois à la librairie des Volcans avec un cycle sur le thème « Clermont à 50°C ».

« Un été comme celui de 2022 paraîtra normal en 2050 et froid en 2100. »

François Thomazeau

Encore des angoisses en perspective, mais ce sera salutaire car la résilience passe aussi par l’adaptation au changement climatique, qu’on ne pourra très probablement pas éviter. « Un été comme celui de 2022 qui nous a marqué paraîtra normal en 2050 et froid en 2100 », explique François Thomazeau, un de nos adhérents qui coanimera ce cycle. « Il faut donc s’y préparer ; à Clermont on voit que les choses bougent à ce sujet, mais pour cela il faut des gens compétents et motivés en interne dans les collectivités, mais aussi en externe ». Il s’agira donc, annonce-t-il, de « mettre une pression amicale » sur la Métropole, en interrogeant responsables, techniciens et experts sur des sujets tels que le logement, l’eau, la végétalisation des espaces publics…

Cela vous tente de participer à ces échanges et à cette amicale pression ? Les dates sont indiquées ici et les sujets y seront précisés au fur et à mesure.

Rassembler la communauté Tiko

Mais comme une soirée annuelle, dans l’idée que nous nous en faisons, doit être riche et dense, celle-ci se devait d’être aussi multifonctionnelle que les forêts décrites par Charles-Etienne Dupont. L’événement a donc rempli aussi la fonction de matérialiser, pour la première fois, la communauté Tiko.

Pas toute la communauté bien sûr, car nous pouvons nous targuer de recenser aujourd’hui 412 abonnés à la newsletter de Tikographie, de compter 918 amis sur Facebook et 822 relations sur LinkedIn (n’hésitez pas à venir grossir les rangs !).

Mais tout de même, un panel très vivant de quelque 70 personnes ont fait le déplacement à la Baie des Singes pour participer à ce rendez-vous.

Le public de la soirée Tiko
Questions, remarques et échanges avec les intervenants : le public était attentif. – Photo Marie-Pierre Demarty

Panel représentatif ? En tout cas très varié, avec des experts et des simples citoyens, des personnes engagées ou simplement préoccupés, des compagnons de route fidèles et des personnes qui découvraient tout juste notre projet, des urbains et des ruraux, des gens de tous âges ou presque, et même des absents qui nous ont exprimé leurs regrets de manquer la soirée.

Nous avons eu un plaisir infini à vous rencontrer, à échanger, à vous entendre nous communiquer votre plaisir à nous suivre et à nous lire… Et je ne dis pas tout ça pour nous vanter mais parce que parfois, c’est salutaire et rassurant de recevoir vos encouragements.

Répétons que plus cette communauté sera importante, plus elle sera solide… et martelons un immense merci à tous.

Cerise sur le gâteau végétarien à la courgette, nous avons été heureux de faire découvrir à certains d’entre vous la très chaleureuse salle de la Baie des Singes, l’une des rares salles de spectacle associatives de la région, qui fait aussi sa part pour proposer du local et du bio au bar, promouvoir et mettre en œuvre des pratiques résilientes, et proposer une belle programmation humour et jazz. En résumé, une équipe formidable que nous remercions chaleureusement.

Et « L’année Tiko 2023 » ?

Mais oui, n’oublions pas que ce 28 novembre marquait aussi la publication (très attendue ?!) de notre premier recueil d’articles « L’année Tiko 2023 », tout chaud sorti de l’imprimerie. Nous sommes arrivés avec quelques piles de l’ouvrage, dont une centaine de précommandes et souscriptions. Nous en étions tellement émus que nous avons – Damien et moi – consacré quelques heures de notre week-end à personnaliser chaque exemplaire commandé d’une petite dédicace. Parce que nous sommes comme ça : nous aimons bien personnaliser nos relations avec notre communauté. C’est tellement bon pour la résilience du territoire de resserrer les liens !

Marie-Pierre et Damien avec une pile de recueils "L'année Tiko"
Vendredi après-midi : Marie-Pierre et Damien prêts pour entamer un week-end « spécial dédicaces » !

Soyons pratiques : si vous avez précommandé l’ouvrage et que vous n’avez pas pu le récupérer mardi, vous pouvez le retirer lors des permanences du vendredi après-midi (de 14h30 à 17h30 à l’espace de coworking Coworkit, 7 rue Barillot Veuve Coupelon à Clermont-Ferrand, en passant un petit coup de fil avant pour être sûrs de nous trouver). Et si ça ne vous est vraiment pas possible, petit mail pour trouver une autre solution.

Enfin, l’ouvrage est depuis hier en vente à la librairie Les Volcans. Une jolie pile qui ne demande qu’à se glisser sur votre table de chevet ou sous quelque sapin de Noël. Mais juste entre nous : ne tardez pas trop, pour ce premier essai, il s’agit d’un tirage limité.

Nous espérons que vous savourerez toutes les belles rencontres avec des Puydômois formidables qui constituent au fil des pages un portrait merveilleusement humain de notre territoire en route pour traverser en résilience les aléas – climatiques ou autres – qui nous attendent.

Acheter un exemplaire du recueil « l’année tiko 2023 »

Scoop : le vrai visage du changement climatique

En parlant d’aléas climatiques, nous vous avons réservé pour la fin – mardi soir comme dans cet article – notre scoop de la soirée. Celui dont on parlera longtemps, partout dans le monde et avec beaucoup d’émotion ou d’agitation. Le scoop qui fait notre fierté.

C’est en effet notre modeste média que le Changement Climatique a choisi pour nous révéler son vrai visage. Et c’était saisissant.

Le changement climatique révélé lors de la soirée Tiko
Le vrai visage de Monsieur Changement-Climatique, révélé lors de la soirée Tiko. – Capture d’écran

Certes, il n’était pas présent parmi nous physiquement : Monsieur Changement-Climatique est quelqu’un d’extrêmement occupé actuellement, parcourant infatigablement le monde. Mais il nous a fait l’honneur de nous transmettre en direct un message d’encouragement, par visioconférence depuis Dubaï où il se prépare à assister à la COP28.

Il a proféré des paroles très fortes que nous n’avons pas manqué d’enregistrer pour perpétuer ce moment historique et que nous vous laissons découvrir.

Découvrez ici en exclusivité la vidéo de Monsieur Changement Climatique

Mais il y a un point que nous nous devons de soulever et que beaucoup de fins observateurs nous ont fait remarquer : Monsieur Changement-Climatique accuse une ressemblance frappante avec une personnalité bien connue des amateurs de théâtre puydômois : le comédien Sébastien Saint Martin. Un sosie presque parfait, c’en est troublant !

Remercions donc vivement notre ami Sébastien d’avoir accepté que son image, même indirectement, puisse se trouver un peu écornée par cette apparition.

Et puisque nous sommes dans les remerciements…

Mille mercis à tous nos soutiens,

A nos adhérents et particulièrement Gildas Daniel, Anne Kopp, Patrick Derossis et François Thomazeau pour leur participation à l’animation de la soirée, ainsi qu’à Roxana Triboi,

Au Conseil départemental du Puy-de-Dôme et à Clermont Auvergne Métropole,

A notre préfacière Anne-Sophie Novel,

A tous les acteurs du territoire qui nous ouvrent leurs portes et se montrent disponibles pour répondre à nos questions pas toujours confortables, pour nous permettre de vous informer avec précision,

A la librairie des Volcans,

Et à vous tous, nos lecteurs, auditeurs et amis !

Prochaines dates à retenir :
> Sur le média en ligne : publication (en général) chaque mardi, jeudi et samedi
> Prochaine Rencontre de la résilience : mercredi 13 décembre à 17h00 – « L’impact de la neige artificielle sur nos montagnes »
> Nous serons également à la librairie Les Volcans samedi 9 décembre de 15h à 18h pour une séance de dédicace
> Pour nous soutenir d’encore plus près : assemblée générale de Par ici la résilience jeudi 21 décembre à 18h (précisions bientôt).

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Reportage réalisé du 28 novembre 2023. Photo de Une Marie-Pierre Demarty : Le public de la soirée pendant les interventions : nombreux et très à l’écoute.

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