« Un paysage forgé par l’homme depuis le Paléolithique »

Par

Marie-Pierre Demarty

Le

Des hommes de la Préhistoire, une comtesse et beaucoup de moutons ont participé au façonnage du plus emblématique des paysages du Puy-de-Dôme : celui de la Chaîne des Puys. Récit par Yves Michelin, son meilleur spécialiste.

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Le pourquoi et le comment   [cliquer pour dérouler]

Dans le premier volet de mon entretien avec Yves Michelin, celui-ci nous expliquait, en se fondant sur la philosophie chinoise, que les paysages sont en constante évolution. Comprendre leur histoire permet d’accepter les évolutions, pourvu qu’elles soient « harmonieuses », concertées et partagées.

La Chaîne des Puys, qui est le sujet central de ses recherches, illustre bien ce caractère évolutif des paysages : il est lié à des pratiques humaines immémoriales de pastoralisme qui ont survécu, paradoxalement, grâce aux usines Michelin. Mais aussi à une comtesse du Moyen-Âge et à un coup de pouce plus récent du parc des Volcans.

Le récit est fascinant en lui-même et mérite un article entier.

Qui plus est, dans cette série de paysages que je vous présente depuis le début du mois, le paysage le plus emblématique de notre territoire (n’a-t-il pas inspiré le nom de notre département ?) méritait bien un traitement de faveur.

Voici donc la longue histoire de notre paysage n°17, emmêlée à celle plus récente de celui qui l’a révélée.

Marie-Pierre

Trois infos express   [cliquer pour dérouler]

  • Yves Michelin, initialement agronome, a travaillé pour le parc des Volcans d’Auvergne, avec la mission de favoriser le maintien de l’élevage. Car celui-ci permet de maintenir une végétation ouverte dans les cratères et de mettre en valeur l’aspect volcanique du paysage. Pour y parvenir, notamment à Orcines, il a fallu comprendre des coutumes de pâturage collectif sur des communs remontant au Moyen-Âge, et trouver un moyen bon marché d’avoir des bergeries plus grandes pour que les troupeaux de brebis restent viables.
  • Ce faisant, l’agronome est devenu chercheur afin de mieux comprendre l’histoire complexe du pastoralisme dans la Chaîne des Puys. Grâce aux pollens et sédiments retenus dans les tourbières, il a pu reconstituer cette histoire en remontant jusqu’à la fin de l’ère glaciaire, il y a 15 000 ans. Il a découvert notamment qu’une polyculture-élevage était déjà présente il y a 6500 ans. Et il a montré que la hêtraie, qu’on pensait être une forêt primaire, apparaît mille ans plus tard.
  • Ces recherches, dit Yves Michelin, ont fait évoluer son regard sur l’aménagement du territoire. Car elle montre une évolution du paysage indissociable de la présence humaine depuis des temps très anciens. Il convient donc de tenir compte de cette cohabitation pour envisager une évolution harmonieuse, ce qui rejoint la vision extrême-orientale symbolisée par le Yin et le Yang. Le Yin : ce sont les paysages doux des volcans endormis dont la puissance est toute intérieure ; mais ils pourraient aussi évoluer vers le Yang si un jour ils se réveillent…
Découvrir ici la première partie de cet entretien : « Le paysage est une partie de nous-mêmes », nous dit Yves Michelin

Cette deuxième partie de mon entretien avec Yves Michelin porte sur son parcours d’agronome et de chercheur. Mais comme on va le comprendre, ce parcours est étroitement lié aux paysages de la Chaîne des Puys et à leur histoire. C’est pourquoi il apparaît comme un long et passionnant décryptage de notre paysage n°17 : le plus emblématique, désormais inscrit au Patrimoine mondial de l’humanité.

Tikographie : Comment en êtes-vous venu à travailler sur les paysages ?

Yves Michelin : Au départ, je suis agronome. Je faisais des aménagements dans la Chaîne des Puys. J’ai posé des clôtures, des points d’eau, des pédiluves. Mais dès cette époque, il y a une quarantaine d’années, il y avait des réactions que je n’arrivais pas à comprendre. Des éleveurs refusaient des solutions techniques dont on avait la preuve qu’elles fonctionnaient. Il y avait donc quelque chose de plus puissant qui les déterminait.

Par exemple on m’a dit : « Tu ne peux pas mettre une clôture là, à cause de la comtesse. » – Mais encore ? « La comtesse de Montferrand. Elle nous a donné ces terrains en 1195 et tu ne peux pas clôturer parce que c’est la donation de la comtesse ; ce n’est pas à nous, ce sont des indivis. » J’ai gratté dans les archives et j’ai découvert que c’était le cas. L’été, depuis ce temps, les villageois réunissaient leurs bêtes en un vaste troupeau collectif qui pâturait les puys. Au XVe siècle, les seigneurs de Pontgibaud ont essayé d’accaparer ces terres, mais les villageois ont plaidé leur cause auprès du roi, qui a confirmé la donation… et donc, on ne peut pas y toucher. À cause de ce passé, il nous a fallu passer un accord avec l’association des propriétaires pour faire pâturer. Et seulement à partir de là, on a pu faire des aménagements.

C’était déjà une question de paysage. Car la commande initiale était de maintenir des brebis sur les puys, sans quoi ils se couvrent de noisetiers. S’il y a des noisetiers, on ne voit plus les volcans et on perd quelque chose. Tout ça pour des vaches, des moutons et une comtesse morte de la lèpre il y a 800 ans !

Yves Michelin, à l’endroit idéal pour évoquer l’histoire du paysage de la Chaîne des Puys : le promontoire de Saint-Pierre-le-Chastel.

C’est donc par les brebis que vous êtes arrivé au paysage ?

Y.M. : C’est ça. J’étais responsable du service agricole du Parc des Volcans et j’ai créé le service pastoral. Mon premier travail a donc été de faire revenir des troupeaux sur les puys pour qu’ils ne se boisent pas. On m’avait dit : « Les landes à callunes sont là depuis le Moyen-âge, depuis même les Gaulois. Elles disparaissent ; c’est une catastrophe. Tu dois te débrouiller pour qu’il y en ait. » J’ai collaboré avec un chercheur de l’Inra, Pierre Loiseau, qui travaillait avec les éleveurs sur le pastoralisme. Il savait techniquement comment on pouvait faire. Il m’a appris beaucoup de choses. J’ai aussi fait une formation pastorale, pour avoir des connaissances plus spécialisées.

En commençant à discuter avec les éleveurs, sont ressorties des histoires : la comtesse de Montferrand, mais aussi la croyance que ces terrains n’étaient plus utilisés parce qu’ils étaient pauvres. Pierre Loiseau a démenti : ces terrains, dit-il, ont un énorme potentiel pastoral.

« Le premier facteur limitant, c’était la bergerie. »

Si les éleveurs n’y allaient pas, c’est qu’il y avait d’autres blocages. Le premier était juridique, lié à ce statut étrange des terres. L’autre problème était que les bêtes qui passaient l’été à la montagne devaient être rentrées l’hiver. Mais les fermes, tenues par des paysans doubles actifs travaillant chez Michelin, étaient toutes petites. Pour cette raison, on ne pouvait pas augmenter la taille des troupeaux. Les jeunes qui auraient pu reprendre l’activité à plein temps n’avaient pas de bâtiments. Le premier facteur limitant, c’était la bergerie.

C’était particulièrement compliqué sur le versant est, car dans ces années 1980, il devenait périurbain et les habitants ne voulaient plus de troupeaux dans les villages.

Sans l’action des troupeaux, les volcans seraient moins visibles et les noisetiers auraient remplacé la lande à callunes.

Cela veut-il dire qu’il y avait peu de moutons auparavant ? Ou au contraire que Michelin a empêché de maintenir le système pastoral ?

Y.M. : Non, Michelin a sauvé le système ! Ces systèmes existaient partout en Europe et ont disparu après la Première Guerre mondiale. Mais ici, ils se sont maintenus vivaces jusque dans les années 1960, grâce à la double activité. Les paysans mettaient leurs brebis dans un troupeau commun et pouvaient pendant ce temps faire les foins sur leurs petites parcelles, pendant le temps que leur laissait le travail posté chez Michelin.

Mais les enfants ne voulaient pas « se crever » à faire deux métiers. Il fallait donc des éleveurs à plein temps, donc des troupeaux de 300 brebis, donc une bergerie.

Quelles ont été les solutions ?

Y.M. : Ce système traditionnel n’était pas du tout encouragé par les pouvoirs publics, car considéré comme archaïque. Pas de subvention, pas d’appui technique. Mais j’ai été soutenu par le président du Parc, Marcel Bony, maire de Murat-le-Quaire et éleveur de moutons, qui faisait confiance à ses équipes, et par le directeur René Fournier.

« Le parc a été créé du fait de la présence des volcans. Il fallait qu’ils restent visibles. »

C’est là que j’ai commencé à développer l’argumentaire du paysage. Car le parc a été créé du fait de la présence des volcans. Il fallait qu’ils restent visibles, donc qu’il y ait des brebis l’été sur les puys. Donc il fallait subventionner des bergeries pour l’hiver.

On a cherché comment créer des bergeries bon marché. On est allés voir ce qui se faisait dans les Alpes : des bergeries tunnels, un peu comme les serres en plastique. On a réussi à obtenir les financements pour cinq bergeries, soit 1500 brebis : le troupeau d’Orcines. C’était très peu d’argent, mais pour l’éleveur ça permettait de faire le saut.

En plus d’avoir favorisé le maintien de l’élevage, le parc des Volcans fait aujourd’hui pâturer un troupeau mobile dans quelques cratères. Sur cette initiative, lire aussi : « Moutons en mission dans la chaîne des Puys »

Ça a été suffisant pour agrandir les troupeaux ?

Y.M. : Il fallait aussi avoir un bon berger, plus exigeant et plus technique que les doubles actifs, et accueilli dans de bonnes conditions. On a obtenu des aides pour restaurer les maisons des bergers et un appui technique pour recruter des bons bergers.

Il fallait aussi sécuriser le foncier, donc clarifier les droits. On ne pouvait pas rester sur ce système de droit coutumier, où tous les habitants avaient le droit d’usage des terrains, qu’ils soient sectionnaux ou privés. C’était devenu compliqué avec l’arrivée d’habitants non paysans.

« On ne pouvait pas rester sur ce système de droit coutumier. »

La solution a été de créer une coopérative regroupant tous les éleveurs. Elle a pu contractualiser un bail avec les propriétaires et en plus, obtenir des aides pour des aménagements. La location était symbolique, mais ça paraissait juste.

Ça n’a pas été simple. Il a même fallu aller négocier avec le général de brigade à Clermont, car des terrains militaires étaient concernés. Mais ça a marché.

Et ça a permis de maintenir le paysage si caractéristique de la Chaîne des Puys…

Y.M. : Le paysage permet de tout connecter, car il ne suffit pas de faire des bons moutons. Il faut aussi les vendre. Les agneaux allaient se faire abattre à Sisteron car l’abattoir de Clermont a été supprimé en 1993 : « Clermont-Ferrand n’a pas vocation à faire de l’agriculture ». Oser dire ça ! La Ville de Clermont à l’époque n’avait pas compris qu’il n’y avait pas que Michelin, mais la campagne autour : les céréales, le fromage, la viande… et la beauté de la montagne…

Il faut donc un abattoir. Le paysage renvoie au produit, et inversement.

Vous avez d’ailleurs travaillé aussi sur les « paysages du Saint-Nectaire »…

Y.M. : Exactement. En 1993, Ségolène Royal, alors ministre de l’Environnement, avait lancé un truc très novateur qui s’appelait « Paysages de reconquête ». C’est à partir de là que j’ai commencé à travailler sur le lien entre produit et paysage.

Actuellement encore, je donne un cours dans une université de Taïwann qui forme des paysagistes, pour leur apprendre à faire le lien entre produits et paysages… avec dégustation de vin et de fromage. Je m’inspire de la proximité qui existe entre la culture du vin en Europe, et celle du thé et de ses paysages fabuleux à Taiwan.

Les produits du terroir entretiennent des liens forts avec les paysages. Exemple du Saint-Nectaire : les caractéristiques du fromage viennent du sol, de la végétation, du climat, et l’activité influe sur le type de prairies, l’aspect du bâti, etc.

Et donc, quel est le lien ?

Y.M. : Ce sont les pratiques, et plus que ça. Qu’y a-t-il dans un produit typique ? Des caractéristiques qui viennent du sol, de la végétation, du climat : cela fait partie des fondements du paysage. D’autres viennent des pratiques : comment on cultive, quelles variétés on sélectionne, quels animaux… très lié au paysage aussi. Il y a aussi la transformation, qui est liée au bâti. Et les gens, qui ont un savoir-faire.

« Le paysage de seigle, dans les années 1990, était encore perçu comme un paysage de misère. »

Par exemple quand on affine le fromage sur la paille de seigle, on peut acheter cette paille en Roumanie ou la produire sur place. On a essayé de recréer une filière de seigle dans le Cézallier ; on n’a pas pu. Nous avions tous les arguments pour dire que ça pouvait fonctionner mais les paysans n’ont jamais voulu. On a fini par comprendre pourquoi : parce que leurs grands-parents cultivaient le seigle, ils associaient cette culture à leur situation de misère… qui était bien réelle au début du XXe siècle.

Ça nous renvoie au paysage. Le nom « Cézallier » vient de « seigle ». Mais le paysage de seigle, dans les années 1990, était encore perçu comme un paysage de misère. Aujourd’hui, ce serait probablement différent. Mais il n’y a plus de marché.

Sur un autre lien à faire entre le produit et le paysage dans l’aire de production du Saint-Nectaire, lire aussi : « La gentiane, emblème à enjeux multiples de nos montagnes à vaches »

Et finalement, vous êtes passé de toutes ces questions à la recherche…

Y.M. : Oui, parce qu’on voit bien les liens entre la dimension agricole, pastorale, et le paysage. Mais c’était terra incognita. J’avais besoin de comprendre ce qui s’était passé. J’ai donc repris des études, pour faire une thèse sur l’histoire des paysages de la Chaîne des Puys.

« Finalement, je suis remonté 15 000 ans en arrière ! »

Au départ, je pensais remonter cent ans en arrière. Mais ce n’était pas le point de départ. Et pas non plus la Révolution, ni les Romains, ni même les Gaulois. Finalement, je suis remonté 15 000 ans en arrière !

Le paysage si caractéristique de la Chaîne des Puys, ici vu des Combrailles, doit évidemment beaucoup à la géologie, mais pas seulement…

Là, je me suis dit que c’était un vrai point de départ. C’est le début de la déglaciation. Ici il n’y avait pas de glaciers : ils s’arrêtaient vers Orcival. On avait donc un climat périglaciaire, avec de la toundra.

Grâce au volcanisme, il y a des tas de petits lacs – de barrage, de cratère – où s’est accumulée de l’eau qui est devenue tourbeuse au début du réchauffement. Dans ces tourbes se conservent des pollens, des graines, plein de marqueurs. À partir de ces lieux privilégiés qui sont partout ici, on a des archives naturelles.

Que nous disent ces archives ?

Y.M. : Elles m’ont permis de comprendre comment on est passé de la toundra à la végétation actuelle. Et quelle place l’activité humaine a prise dans cette évolution.

En gros, le climat se réchauffe jusqu’à il y a 6000 ans environ. On passe de la toundra à une forêt claire de pins, de genévriers et de bouleaux. On sait qu’il y a des chasseurs au Paléolithique, qui chassent des grands troupeaux d’ongulés. Ça continue à se réchauffer et arrivent les noisetiers, il y a 9000 ans. Ils préfigurent l’arrivée des chênes, avec les tilleuls, les ormes, les frênes.

« Pendant des décennies, on nous a présenté la hêtraie comme la forêt primaire ; or elle arrive mille ans après les premiers agriculteurs. »

Ce qui est étonnant, c’est qu’à partir de -6500 environ, on commence à voir des îlots de défrichement. Apparaissent des pollens de graminées, de céréales, en particulier de seigle. On a des indicateurs de brûlis. Donc on a la signature des premiers agriculteurs.

Mais ils arrivent dans une forêt de chênes, tilleuls et frênes, qui les intéressent certainement parce que ce sont des essences fourragères : comme en Scandinavie.

D’après les pollens et sédiments prélevés dans les tourbières, les hêtres se sont installés tardivement dans la Chaîne des Puys, après les débuts de l’agriculture et peut-être même grâce à l’activité humaine.

Entre -6000 et -5000, le climat semble se refroidir légèrement et au-dessus de 900 mètres, le chêne laisse la place au hêtre et au sapin.

Ce qui est rigolo, c’est que pendant des décennies, on nous a présenté la hêtraie comme la forêt primaire ; or elle arrive mille ans après les premiers agriculteurs. On pense que son arrivée est liée non seulement à ce refroidissement, mais aussi à la sélection par les populations : elles ont prélevé beaucoup de chênes, laissant de la place au hêtre.

Sur la hêtraie de la Chaîne des Puys, lire aussi le portrait de Catherine Lenne : « Dans la peau d’une chercheuse fascinée par les arbres »

À quoi ressemblait l’activité de ces premiers agriculteurs ?

Y.M. : On n’a pas de site fouillé. On dispose seulement de quelques outils : des haches polies, quelques pointes de flèches, peu de poteries. Mais d’après les sédiments et pollens, c’est de la polyculture-élevage. L’agriculture en Europe arrive par deux courants : les cultivateurs par le nord, les éleveurs par le sud. Et ces deux mondes se rencontrent dans le Massif central.

On mesure la profondeur de l’histoire de ces paysages…

Y.M. : Mais ce n’est pas seulement intéressant intellectuellement. Comprendre tout ça m’a fait changer ma façon de voir l’aménagement. Car vis-à-vis d’une vision conservatoire pure de ces espaces, fondée sur cette notion d’une nature sauvage qui aurait été pervertie par l’homme moderne, on se rend compte que la nature ici est indissociable de la présence humaine. Et donc une gestion harmonieuse passe par une harmonie entre l’humain et le non humain.

« On se rend compte que la nature ici est indissociable de la présence humaine. Et donc une gestion harmonieuse passe par une harmonie entre l’humain et le non humain », plaide Yves Michelin.

Finalement, au regard de vos recherches sur la notion de paysage, comment caractériseriez-vous celui de la Chaîne des Puys ?

Y.M. : Contrairement à la plupart des sites labellisés au Patrimoine mondial Unesco, qui sont puissants, celui de la chaîne des Puys, selon la philosophie chinoise, est yin : la puissance y est en devenir. Ces volcans endormis peuvent se réveiller : c’est ce qui fait leur force. D’ailleurs l’esthétique de ces volcans est apparue du jour où on a su que c’étaient des volcans, au milieu du XVIIIe siècle. Ça a révolutionné le regard sur ces paysages : des gens sont venus de toute l’Europe, même des États-Unis pour voir ces « volcans éteints de France ».

Ce sont des paysages tout doux, tout ronds, verts, paisibles. C’est yin : cela signifie que l’énergie est intérieure. Mais si les volcans se réveillent, cela peut devenir yang.

Un été dans les paysages
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Entretien Marie-Pierre Demarty, réalisé mercredi 24 juin 2026. Photos Marie-Pierre Demarty, sauf indication contraire. À la une : le puy de Dôme et la chaîne des Puys, vus de la plaine de Lachamps.

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