En expédition biodiversité le long de la Credogne

Par

Marie-Pierre Demarty

Le

Credogne 1/2 – L'Association pour la Sauvegarde de la Credogne et de ses Affluents termine cette année un patient travail d'évaluation de l'indice de biodiversité autour de cette rivière des Bois Noirs. J'ai suivi quatre bénévoles sur le terrain. Une vraie expédition...

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Le pourquoi et le comment   [cliquer pour dérouler]

Je ne connais pas bien ce confins nord-est de notre département qu’on appelle les « Bois Noirs », ce qui laisse planer un petit parfum de mystère et de récits peu rassurants. Je suis intriguée depuis longtemps par la sonorité de ses toponymes qu’on croirait presque sortis de la Chasse au Snark de Lewis Caroll : la Credogne, le Snidre (qui est à la fois une montagne et un bon fromage).

Mais c’est surtout de cette affaire de micro centrale hydroélectrique que j’avais entendu parler. Une mini-lutte mobilisant les défenseurs de l’environnement locaux, bien moins médiatisée que les méga-bassines, la lutte des Sucs ou celle de la narse de Nouvialle. J’avais en tête d’aller voir ça de plus près un jour.

La foire Humus de Châteldon m’en a donné l’occasion. J’ai rencontré Annette sur le stand de l’Asca. Et un mois plus tard, j’étais conviée à suivre la petite équipe dans ses relevés. Par ces temps où il fait meilleur en montagne, sous le couvert forestier et les pieds dans l’eau, que dans la fournaise de la métropole clermontoise, j’ai sauté sur l’occasion.

Pour la Credogne, pour la balade et pour l’accueil chaleureux et naturel que m’ont fait ces bénévoles, il fallait que je vous raconte l’aventure. Du coup, il me faudra un autre article pour vous expliquer d’où proviennent cette mobilisation et cette étonnante mission à travers les ronciers. En quelque sorte, le pourquoi du comment.

Marie-Pierre

Trois infos express   [cliquer pour dérouler]

  • La Credogne, principale rivière qui traverse les Bois Noirs entre le puy de Montoncel et Puy-Guillaume, fait près de 28 km. Depuis quatre ans, les bénévoles ont entrepris de qualifier son environnement par des relevés de terrain qui recensent l’indice de biodiversité et de connectivité de sa forêt d’accompagnement, la ripisylve. Il s’agit de recenser les indicateurs qui favorisent l’épanouissement de la biodiversité et la circulation de la faune : petits habitats, diversité de la végétation, présence de bois mort, possibilités de traverser ou au contraire présence d’obstacles… Les relevés se font par tronçons de 500 m, sur 10 mètres de chaque côté de la rivière.
  • L’association a déjà effectué les relevés sur une grande partie de la rivière, de sa confluence avec la Dore jusqu’au barrage de la Muratte. Il reste pour cette année les derniers kilomètres amont. Mais la progression est lente, entre autres parce que la végétation est dense et le parcours « sportif ». Mais aussi parce que l’observation et le relevé doivent être précis, et nécessite de rechercher de nombreux indicateurs.
  • Le tronçon observé fait apparaître des observations classiques : présence forte de l’aulne, arbre typique des bords de rivière, et d’une végétation adaptée aux sols gorgés d’eau, mais aussi de nombreux résineux, des chênes, remplacés plus haut par les hêtres, et une forte densité de ronciers, fougères, buissons épineux, arbustes. Nous croiserons aussi des traces d’une exploitation plus ou moins ancienne de la forêt, un unique mélèze, très peu d’indices de vie animale.

Relever les indicateurs de biodiversité sur les bords d’une rivière ne se fait pas en un claquement de doigts. Avant d’y participer, il est difficile de se représenter qu’une grosse matinée suffise à peine pour progresser de 500 mètres. Voilà pourquoi j’ai suivi quatre membres de l’Asca, un vendredi matin très ensoleillé, sur un tronçon de la Credogne.

Commençons par situer le décor et le projet. Nous sommes dans les Bois Noirs, ce territoire où se rejoignent le Forez et la Montagne bourbonnaise, les départements de l’Allier, de la Loire et du Puy-de-Dôme. La Credogne est une petite rivière de presque 28 km. Elle prend sa source à 1100 mètres d’altitude, un peu en dessous du col des Planchettes qui sépare le puy de Montoncel, point culminant du massif, et son voisin le Snidre.

La Credogne est la principale rivière qui traverse les Bois Noirs, entre le col des Planchettes sous le puy de Montoncel, et sa confluence avec la Dore près de Puy-Guillaume.

À partir de ce point de départ sur le territoire de Saint-Victor-Montvianeix, le cours d’eau fait un crochet vers le sud pour traverser des terres de Palladuc, revient flirter avec les hameaux centraux de Saint-Victor, puis poursuit son chemin vers l’ouest à travers des gorges. Il rencontre des lieux-dits dont le nom commence souvent par « Moulin », longe par le sud la commune de Châteldon, enserre le village de Montpeyroux dont il alimente la pisciculture. Enfin, peu après sa visite de Puy-Guillaume, la Credogne rejoint son point d’arrivée en se mêlant aux eaux de la Dore.

Mis à part dans sa partie aval, elle chemine dans des paysages montagneux et boisés, parfois spectaculaires.

Que mesure-t-on ?

Vers l’amont, environ 4 km après la source, la rivière encore modeste est entravée par le barrage de la Muratte. Il a deux excuses pour se trouver là : d’une part son grand âge, puisqu’il a eu 100 ans en 2023. D’autre part il constitue un réservoir utilisé pour l’alimentation en eau potable de la ville de Thiers. C’est son unique fonction.

En quelques années, les bénévoles de l’Association pour la Sauvegarde de la Credogne et de ses affluents (l’Asca) ont inventorié les indices de la biodiversité et de la connectivité (IBC) de la ripisylve, sur presque toute sa longueur. Prenons quelques lignes pour expliciter : la ripisylve, qu’on appelle aussi forêt alluviale, est la bande de végétation forestière qui court naturellement sur les rives d’un cours d’eau. Elle est constituée d’arbres et de plantes qui ont la particularité de se plaire là où le sol est gorgé d’eau.

De part et d’autre de la rivière : la ripisylve. Une forêt longiligne qui a besoin de la rivière… et réciproquement.

Son indice de biodiversité, c’est la capacité d’un milieu naturel à accueillir une faune et une flore la plus diversifiée possible, en quelque sorte son état de santé. Il se mesure par le relevé de différents indicateurs.

Par exemple : le nombre d’étages de végétation, la présence de bois mort où peuvent prospérer toute une faune de petits insectes et champignons, la densité des vieux arbres dont les creux, les nœuds, les trous et autres cavités peuvent servir d’abris à toutes sortes d’animaux. En langage scientifique, on nomme ces minuscules refuges les « microdendrohabitats ». Nous découvrirons d’autres indicateurs sur le terrain. Ils sont évalués sur une largeur de 10 mètres, de part et d’autre de la rivière.

Le bois mort est propice à accueillir les insectes, champignons et microorganismes qui ont vocation à le décomposer lentement. Il viendra ainsi nourrir l’humus et participer à la croissance des arbres des générations suivantes. Sa présence est un indice de bonne santé de la forêt.

S’y ajoute l’indice de connectivité : il s’agit de la capacité de circulation que le terrain offre aux animaux. Sur le cours d’eau : les poissons ou autres espèces aquatiques se heurtent-elles ou non à des barrages, des seuils, des obstacles ? Perpendiculairement : la faune peut-elle facilement traverser si elle ne sait ni nager, ni voler ? Renards, chevreuils ou écureuils pourront-ils trouver des guets, des embâcles, des troncs d’arbres couchés pour passer d’une rive à l’autre, ou au contraire être gênés dans leurs déplacements par un pont routier ou autre ouvrage artificiel ?

Tous ces points sont répertoriés sur une fiche à remplir en remontant la rivière, chaque fiche correspondant à une rive et à un tronçon de 500 mètres. Au total, le relevé doit décrire 15 facteurs qui caractérisent le tronçon observé, chacun attribuant des points, positifs ou négatifs, pour attribuer une note globale sur 100 au tronçon étudié.

De 500 mètres en 500 mètres, de matinée en matinée, entre 2023 et 2025, les bénévoles ont rempli les fiches pour toute la partie entre Puy-Guillaume et le barrage de la Muratte.

Les embâcles, pourvu qu’ils ne barrent pas complètement le passage de l’eau, sont utiles aux animaux terrestres pour passer d’une rive à l’autre. Ils participent à la connectivité de la ripisylve.

Parcours sportif

L’ambition pour 2026 est de compléter le recensement sur les derniers kilomètres amont. « Initialement nous avons été formés par un naturaliste pour observer sur le terrain et remplir les fiches, car nous ne sommes pas spécialistes. Ensuite, nous devons entrer les données sur une appli, où est aussi notifié le tronçon parcouru », m’expliquent Hubert, Alain, Annette et Anne, les quatre bénévoles du jour, tandis que nous nous retrouvons à Saint-Victor pour covoiturer. J’apprendrai aussi qu’une première expédition, le vendredi précédent, a été tellement complexe que seulement la moitié du tronçon prévu a été inventorié. Il nous faut donc rejoindre le point où s’est terminé ce précédent parcours.

Au bout d’un chemin très cahoteux, nous laissons les voitures près du réservoir du barrage. Puis il nous faut encore avancer à pied le long du chemin qui remonte. Il nous offre un petit encouragement inattendu en cette mi-juin : signe que le climat ne déstabilise pas que les humains, les myrtilles sont déjà mûres !

Annette, Anne, Alain et Hubert, les quatre bénévoles de l’Asca (de gauche à droite), au début de la matinée. Petite pause pour goûter les premières myrtilles, qui ont un bon mois d’avance !

À un moment, il va nous falloir quitter le chemin pour descendre à travers bois, par des pentes bien raides, jusqu’à l’endroit où coule la Credogne. Une petite mise en jambe sportive avant les « épreuves » qui nous attendent en bas.

Elles sont une des raisons qui font que les 500 mètres à parcourir peuvent occuper une grosse matinée. Car le cours d’eau n’a que faire de passer dans des terrains praticables et dégagés. Nous allons devoir progresser en prenant garde aux creux du sol et aux racines qui en dépassent. Nous devrons traverser des ronciers et de hauts buissons hérissés de longues épines. Nous courber, presque ramper sous des branches basses, enjamber des troncs tombés à terre ou les contourner, écarter des rameaux d’épicéas aux aiguilles agressives.

Traversée d’un beau roncier.

Parfois il est plus simple de progresser dans le lit de la rivière. Heureusement peu profond, mais parfois assez pour que l’eau atteigne nos chaussettes. Et il faut prendre garde quand les pierres sont glissantes.

Puis un amas de branchages nous contraint à rejoindre la rive. Celle-ci peut être accueillante ou vous proposer un petit exercice d’escalade d’une berge escarpée. Le cheminement nous contraint parfois à nous éloigner d’un peu plus que les 10 mètres qui nous intéressent. Ou à changer de rive si le couvert végétal est vraiment trop épais.

Parfois il est plus simple de progresser dans le lit de la rivière…
Mais remonter sur une berge escarpée peut nécessiter un peu d’entraide.

À la fin du parcours, nous serons couverts de griffures, d’aiguilles et de brindilles, plus ou moins fatigués selon la constitution de chacun. Mais personne n’est tombé ou ne s’est blessé. Et ce n’est pas non plus l’unique raison qui nous a fait progresser aussi lentement.

La vie des rives

Car l’essentiel, c’est l’observation. Le groupe se répartit les deux berges : Hubert et Anne sur la rive droite. Annette et Alain, que je suivrai le plus souvent, côté gauche. La chienne Nouma, croisée Beauceron-Labrador (qui « adore l’eau et a les pattes palmées », précise Anne en me la présentant), nous escorte en restant le plus possible sur son terrain favori entre les deux équipes : la rivière. Nous voilà partis à lever les yeux ou à les laisser traîner au ras de l’eau, à faire porter la vue sur 360° et à différentes « focales ». Car nous devons appréhender la ripisylve autant dans ses détails que dans une vue d’ensemble.

Que voit-on ? D’abord les évidences. Le roi de la rive, ici comme souvent, c’est l’aulne. Il est facile à reconnaître, avec ses feuilles au bout arrondi et ses faisceaux de racines rouges qui traînent parfois dans l’eau, abri opportun pour les écrevisses ou le frayage des poissons.

L’aulne, arbre typique des ripisylves, est très présent le long de la Credogne.
Ses racines trempent dans l’eau et peuvent servir de refuge pour la faune aquatique.

On relèvera pourtant peu de traces de vie animale tout au long de l’exploration : que ce soit dans l’eau, sur les berges ou alentour. Il faudra attendre longtemps avant de découvrir une épreinte – autrement dit une crotte – que personne dans le groupe ne saura identifier – et encore plus longtemps pour une unique trace de sabot dans la terre molle d’un passage à guet ; sans doute un chevreuil. Nous dérangerons un rapace dans la ramure d’un bosquet de douglas. Nous entendrons des merles. Ce sera à peu près tout.

Cette empreinte de sabot est une des rares traces de vie animale que nous relèverons dans la matinée. La faune se fait discrète… ce qui ne veut pas dire qu’elle ne soit pas présente.

Les pièges photos et observations plus en aval ont pourtant laissé entrevoir une faune abondante et diverse : loutre et chat forestier, écrevisse à pattes blanches, cincle plongeur pour les plus remarquables. Pour l’heure, la question n’est cependant pas notre sujet.

Identification

Il faut déjà constater que tous les étages de végétation sont représentés : les herbes « hélophytes » qui s’épanouissent avec les racines dans un sol humide ; les feuillages à moins d’1,5 mètre du sol, constitués de fougères, ronces et autres végétaux dans lesquels nous avons parfois l’impression de nager. Viennent ensuite les arbustes (sorbiers, noisetiers…) et les arbres de plus de 7 mètres. Ici beaucoup de résineux, des chênes, des bouleaux, des peupliers…

Il n’est pas toujours facile de les identifier quand les premières feuilles sont perchées à des hauteurs vertigineuses et masquées par des branches qui n’appartiennent pas à l’arbre. Et quand les observateurs ne sont pas des botanistes chevronnés.

Un moment de délibération entre Annette et Alain pour identifier un arbre.
Ce résineux nous pose un petit casse-tête : ce n’est ni un sapin, ni un douglas, ni un épicéa. Après avoir trouvé un minuscule fruit au sol, consulté une appli, observé son port et son écorce, nous concluons à un insolite mélèze.

Alain a parfois recours à une application sur son téléphone… encore faut-il que la connexion fonctionne ; ce n’est pas le cas partout. Nous recherchons alors des indices, comme devant cet insolite conifère. Il ne ressemble à aucune des essences courantes ici que sont les sapins, les douglas et les épicéas. Un petit rameau hérissé d’aiguilles réparties en touffes et une minuscule pomme de pin ramassée par terre nous font conclure à un mélèze, unique exemplaire rencontré. Par quel hasard est-il arrivé là ?

Les chênes céderont peu à peu la place aux hêtres quand nous dépasserons les 800 m d’altitude. De loin en loin, les frondaisons s’éclaircissent : d’anciennes coupes rases ont ménagé de vastes clairières où repousse une végétation hirsute. Plus haut, nous tomberons sur des plantations de résineux au sous-bois bien plus pauvre qu’ailleurs : appréciable pour notre progression, beaucoup moins pour l’indice de biodiversité que nous cherchons à qualifier.

Ici ou là, le couvert des arbres s’éclaircit. Ces grandes clairières sont la trace d’anciennes coupes rases, où une végétation touffue se réinstalle.
Plus haut, nous tombons sur cette plantation qui borde la rive droite. Bien moins propice à la biodiversité, mais bien plus facile à traverser !

Recherche bois mort sur pied

Minutieusement, Annette prend des notes. Plantée devant un vieil aulne qui étale sur la rive ses multiples replis, elle repère les catégories de micro-habitats. Y a-t-il des cavités à terreau ? Des galeries d’insectes ? Des concavités remplies d’eau ?…

La souche de ce vieil aulne possède de nombreuses cavités propices à accueillir la petite faune de la rivière et des rives. Annette vérifie et note leur présence sur la fiche de relevé.
Il faut observer la ripisylve à tous ses « étages ».
Et noter avec précision.

Elle recense aussi les types d’arbres selon leur grosseur et leur état : bois mort au sol ou sur pied, arbres vivants moyens ou gros. Dans le doute, elle sort de son sac un mètre pour mesurer une circonférence. Pour les gros bois (plus d’1,5 mètre de tour de taille à 1,30 m du sol), elle doit se faire aider d’Alain pour en faire le tour.

« Il me manque surtout des gros bois morts sur pied », nous rappelle-t-elle régulièrement. Car il faut un minimum d’une dizaine de spécimens d’une catégorie pour gagner des points d’indice de biodiversité. Nous en trouverons quelques exemplaires un peu plus haut, dans un groupe d’épicéas attaqués par leurs parasites redoutés, les scolytes. En avant ou parfois en arrière, plus ou moins loin sur la rive, Alain scrute, repère et signale des marqueurs intéressants.

Il ne manque pas de bois mort à terre : bon point.
Le bois mort sur pied est plus rare… Sauf quand les scolytes s’en prennent à un bosquet d’épicéas. Ces petits parasites dessinent des galeries dans la partie vivante de l’arbre juste sous l’écorce, comme on les voit sur ce tronc.
Comment savoir si un arbre appartient à la catégorie « gros bois » ? En mesurant son tour de taille !
Et pour détecter les souches les plus impressionnantes, comptez sur Nouma !

La suite très vite…

Sur l’autre rive, Anne et Hubert nous font écho, sauf quand Hubert accélère pour, dit-il, « partir en reconnaissance ». Parfois nous nous rejoignons car une des rives, ou les deux, ne sont pas fréquentables. Ou parce qu’il faut s’entraider dans un passage difficile. Ou encore quand il faut vérifier que nous avons atteint la fin du tronçon commencé la semaine précédente. Car il faut alors, pour continuer, entamer une nouvelle fiche de prise de notes.

Hubert vérifie sur son GPS : ici nous avons atteint la fin du tronçon entamé la semaine précédente.

Il est quasiment 13 heures quand nous sortons de la broussaille pour rencontrer un sentier qui passe la rivière à guet. Il va nous ramener aux voitures. Nous sommes à mi-chemin du tronçon. Nous avons donc parcouru environ 500 mètres en 3 heures. Hors du bois, la température a dépassé les 30°C.

Il reste aux quatre bénévoles, avant de se séparer, à prendre rendez-vous pour la prochaine expédition. Quant à moi, il me reste à vous expliquer pourquoi ce relevé est réalisé. La suite au prochain article…

Prochain article (exceptionnellement demain samedi) : « Micro-centrale ou zone protégée : quel destin pour la Credogne ? »

Reportage (texte et photos) Marie-Pierre Demarty, réalisé vendredi 19 juin 2026. À la une : Léquipe progresse le long de la Credogne.

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