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Trois infos express [cliquer pour dérouler]
- La France n’a jamais compté autant de personnes en situation de précarité alimentaire : on estime leur nombre à 16% de la population. Chiffre à relier à la précarité des agriculteurs, à l’explosion des maladies chroniques (diabète, obésité…), aux 62% des communes sans aucun commerce, et aux dégradations de l’environnement. Pourtant les politiques d’aide alimentaire se développent, mais le système dysfonctionne, notamment par manque de volonté et de vision globale, estime Maxime Fritzen.
- L’action publique s’est mise en place dans les années 1980, quand les œuvres religieuses de charité ont été remplacées par les grandes associations d’aide, auxquelles l’Etat et l’Europe ont délégué cette action, avec des aides financières et règlementaires. Mais le modèle de distribution de colis est stigmatisant, n’offre aucun choix et dépend de dons (contraints), souvent de mauvaise qualité, venant de la grande distribution. C’est pourquoi le mouvement associatif a expérimenté d’autres modèles incluant les citoyens dans de nouvelles formes de solidarité : épiceries sociales et solidaires, sécurité sociale de l’alimentation…
- Mais ces modèles ne peuvent pas s’équilibrer sans des apports complémentaires provenant d’une cotisation généralisée à l’échelle nationale, d’aides directes aux associations, etc. Il faut donc une loi-cadre volontariste, car la stratégie nationale pour l’alimentation, qui vient d’être publiée, va dans le bon sens en appelant à une politique cohérente et coordonnée, mais reste floue sur les objectifs. Parallèlement, les collectivités locales ont aussi des leviers pour agir. La campagne pour les élections municipales est l’occasion pour les citoyens d’interpeller les candidats à ce sujet.
Maxime Fritzen est depuis 2023 co-président de l’Union des groupements d’épiceries sociales et solidaires (UGESS), en charge du plaidoyer. Il a fondé en 2013 à Clermont avec Lucie Vorilhon « Les Marchés de Max et Lucie », d’abord distribution de paniers de produits alimentaires locaux, puis aussi épicerie avenue Charras, dans le quartier de la gare : activité qui a perduré 10 ans. Parallèlement, il a été notamment salarié du Valtom, responsable de la prévention déchets, et a à ce titre contribué à la création de Pampa, un système de consigne et réemploi des contenants en verre en Auvergne, dont il est toujours administrateur.

Maxime était jeudi dernier le premier invité de la nouvelle formule des Rencontres Tikographie à la librairie des Volcans : « Conversation en public ». Soit 1 invité, 1 heure, en face à face avec votre rédactrice de Tikographie préférée, pour tenter de prendre de la hauteur sur une question majeure à l’échelle du territoire et bien au-delà.
Nous avons pris de la hauteur sur la question de l’alimentation, sous l’angle de la justice sociale et de la précarité alimentaire. Avec ce titre volontairement provocateur : « Se nourrir est-il un luxe ? » En voici la transcription un peu synthétisée.
- Des chiffres pour poser la problématique de la précarité alimentaire…
À l’Ugess, nous prenons le sujet de manière très globale, sans rester sur la simple question de l’aide alimentaire. Celle-ci concerne à peu près 2 à 4 millions de personnes. Néanmoins, 50 à 80 % des personnes en situation de précarité alimentaire ne font pas appel à l’aide alimentaire, pour de nombreuses raisons : la stigmatisation, la honte, la méconnaissance des dispositifs, le fait de ne pas être éligible…
« Quelque chose dysfonctionne vraiment, alors que l’État n’a jamais mis autant d’argent dans la lutte contre la précarité alimentaire. »
Les dernières études montrent que 16 % de la population française serait en situation de précarité alimentaire : ce chiffre n’a jamais été aussi élevé, avec une grosse bascule lors de la forte hausse des prix il y a deux-trois ans, et notamment une inflation particulière sur les produits de base. Le constant est alarmant.
Un autre chiffre à mettre en face : 18 % des agriculteurs sont sous le seuil de pauvreté.
Quelque chose dysfonctionne vraiment, alors que l’État n’a jamais mis autant d’argent dans la lutte contre la précarité alimentaire : les dispositifs mis en place ne résolvent pas le problème.

D’autres chiffres, concernant la santé publique, sont corrélés à ça : +120 % de diagnostics de diabète dans la population française en 20 ans ; les chiffres d’obésité et de surpoids sont aussi en forte augmentation. Et les personnes en situation de précarité sont deux fois plus atteintes par ces maladies chroniques, pour un tas de raisons : alimentation, problèmes d’accès à la santé…
On voit par là le dysfonctionnement de notre système alimentaire, sans même parler des liens avec l’effondrement de la biodiversité, de la pollution de l’eau, des quelque 80 % d’aliments ultra-transformés dans l’offre de la grande distribution, la disparition des commerces dans 62 % des communes du territoire. Ce dernier fait est synonyme d’injustice alimentaire pour des personnes qui ne peuvent pas se déplacer en ruralité, où existe aussi une précarité, parfois plus présente mais plus cachée.
- Les épiceries sociales et solidaires expliquées par l’histoire de l’aide alimentaire.
Dans les années 1980, les dispositifs d’aide s’institutionnalisent ou sortent des systèmes religieux de charité, avec les Banques alimentaires, les Restos du Cœur. L’État délègue à ces associations la gestion du besoin d’apporter une aide. Il s’agit alors uniquement de « se nourrir » tout court.
Ce format perdure. L’Union européenne fournit de l’aide via des produits de surproduction qui viennent abreuver les associations. Petit à petit, on voit émerger des critiques de ce modèle : les personnes n’ont pas le choix dans les colis ; l’alimentation proposée est fortement dégradée. Parfois les personnes qui les reçoivent, d’origine étrangère, n’ont pas la culture des produits reçus et ne savent pas les cuisiner.
De nouveaux modèles apparaissent. L’un des premiers est celui des épiceries sociales, dans les années 2000. Le modèle n’est pas chamboulé complètement mais travaille un peu à dé-stigmatiser cette aide, grâce aux choix des produits.
« On essaie le plus possible de se passer des invendus de grandes surfaces, souvent de mauvaise qualité. »
Mais ces dispositifs se basent encore sur les invendus. La loi Garot y a contribué, en interdisant à la grande distribution de détruire ses invendus, avec une obligation de « dons », associés à une défiscalisation. Donc, ce n’est pas vraiment un don… Néanmoins ça a permis de faire fonctionner ces modèles-là.
En parallèle, le programme européen s’est transformé en fonds européen et les grandes associations ont pu acheter des produits et diversifier l’offre. Par ailleurs est créé le crédit national des épiceries sociales : de l’argent donné aux épiceries sociales pour acheter des produits.

Ce modèle reste cependant stigmatisant car il faut une orientation par des travailleurs sociaux sur critère de « reste à vivre ». Des collectifs se sont alors montés avec la volonté d’aller plus loin, en ouvrant ces épiceries à tous, avec une alimentation de la meilleure qualité possible, une tarification différenciée, des lieux d’animation en parallèle, des liens avec des circuits courts. On ne distingue plus dans le magasin qui est précaire ou pas. Et petit à petit on essaie le plus possible de se passer des invendus de grandes surfaces, souvent de mauvaise qualité, dont beaucoup doivent être jetés sans être distribués. Ce sont des défiscalisations perdues dont l’argent pourrait être donné directement aux associations pour financer le tarif différencié.
- La notion d’épicerie solidaire : tous les consommateurs peuvent y accéder, chacun payant à la hauteur de ses moyens. Est-ce viable ?
L’idée n’est pas forcément de compenser complètement l’un par l’autre, en tout cas c’est ce que nous défendons. Cela fait débat pour un autre dispositif expérimenté : celui de la sécurité sociale de l’alimentation ou des caisses locales de l’alimentation.
Dans les deux formats, on ne peut pas équilibrer le modèle en faisant appel à la générosité des personnes les plus riches pour permettre l’achat des produits à prix réduits par les personnes en situation de précarité. Généralement, l’autofinancement est à hauteur de 30 à 50 % et il y a besoin de moyens complémentaires.
- Pourquoi l’autofinancement par la solidarité n’est pas possible : élargissons le débat.
On n’arrive pas à l’équilibre parce que le problème est systémique. La Stratégie nationale alimentation nutrition climat a été publiée hier, après plus de trois ans de retard. On s’est beaucoup battus pour qu’elle sorte, avec une cinquantaine d’associations. Elle pose les mots importants, sortant d’une stratégie portant sur la responsabilisation individuelle : « tu es riche, tu peux acheter bio, c’est bien pour ta santé. Si tu es pauvre, tu ne peux pas et c’est comme ça ; fais en sorte de pouvoir, n’achète pas d’aliments ultra-transformés, et pas d’écran plat… » Il faut changer ce discours, car notre environnement alimentaire ne nous permet pas de faire les bons choix et ne nous y incite pas.
« Notre environnement alimentaire ne nous permet pas de faire les bons choix et ne nous y incite pas. »
Le marketing est puissant. Et aussi, le bio est stigmatisé, car l’alimentation bio proposée en grande surface est inaccessible pour beaucoup, en raison des sur-marges que fait la grande distribution sur ces produits, alors qu’elle marge très peu sur les produits bas de gamme, ultra-transformés : ce sont des produits d’appel, avec du marketing partout. Derrière ça, c’est difficile de promouvoir une alimentation bio, chère aussi parce qu’elle a moins de subventions de la Politique agricole commune.
À l’époque où on a créé les Marchés de Max et Lucie, sur certains produits, on arrivait à être moins cher que la grande distribution, tout en rémunérant mieux les producteurs. Sauf à la fin où l’inflation a beaucoup augmenté. On a essayé de ne pas trop la répercuter sur le prix… C’est pour cela qu’on a finalement dû arrêter.

- De la notion de « précarité alimentaire » à celles d’« accès à l’alimentation » et de « droit à l’alimentation ».
Petit à petit, dans le milieu associatif, il y a un changement, poussé par de nouvelles formes de solidarité qui permettent, dans certains cas, de requestionner les limites dont on a parlé : la honte, la stigmatisation, la qualité des produits…
On s’est rendu compte que la précarité alimentaire n’était pas uniquement liée à des questions économiques et de responsabilité individuelle. On voit aussi des personnes âgées, très isolées, qui n’ont pas forcément de problèmes économiques, mais qui se nourrissent très mal, ne sortent plus, sont dans une situation d’exclusion ; l’injustice alimentaire fait entrer en compte d’autres formes de précarité : sociale, géographique…
« Nos associations préfèrent aujourd’hui parler d’accès à une alimentation digne, saine, choisie. »
Il y a aussi des territoires où on n’a plus d’offre alimentaire du tout, ou très dégradée : fast food, hard discount… C’est l’exemple de la fermeture récente d’Auchan Nord. Elle est très représentative de ces débats : ce n’était pas la panacée, mais la population était attachée à ce commerce, qui était un lieu de sociabilité. Quand il disparaît, les gens sont démunis.
C’est pour cela que nos associations préfèrent aujourd’hui parler d’accès à une alimentation digne, saine, choisie : cela prend en compte différentes formes d’injustices, et d’autres questions liées, comme les maladies chroniques, l’installation de producteurs sur le territoire…

Il y a des enjeux de politique publique, mais les choses sont traitées trop en silos. Le point le plus important serait la création d’une loi-cadre pour le droit à l’alimentation. La manière dont il est défini dans les textes internationaux vient remplir un certain nombre des conditions pour garantir l’accès de tous à cette alimentation digne, et rémunératrice pour ceux qui la produisent.
- La stratégie nationale publiée hier ne va pas dans ce sens ?
Le constat de cette stratégie est intéressant, car elle parle des environnements alimentaires et de leur régulation ; elle essaie d’adopter une politique plus inter-ministérielle. Auparavant dispersés entre différents ministères, les dispositifs n’étaient pas reliés entre eux. Cette stratégie a le mérite de dire qu’il faut agir de manière coordonnée.
Pour autant, les ambitions ne sont pas claires. Aucun objectif chiffré de réduction de la précarité alimentaire n’y figure. Il y a quand même une intention de vouloir approcher une certaine surface en bio, ce qui est un mieux. Mais certains sujets ont été relégués.
« L’alimentation parle à tout le monde et concerne tout le monde. Mais on ne nous donne aucun moyen pour ça. »
Par exemple la compétence de la politique publique de l’alimentation est attribuée à tout le monde et personne. Les projets alimentaires territoriaux sont désignés comme un outil phare pour coordonner la politique alimentaire – nous sommes tous d’accord avec ça – mais le projet de loi de finances 2026 prévoit zéro euro pour les PAT. C’est dommage, car ces espaces sont intéressants et pourraient ouvrir à une re-démocratisation de cette question, en permettant aux gens de choisir quelle alimentation ils veulent sur leur territoire. C’est aussi un levier hyper-intéressant pour combattre le désarroi politique, voire pour combattre des idées d’extrême-droite. Car l’alimentation parle à tout le monde et concerne tout le monde. Mais on ne nous donne aucun moyen pour ça.
Sans même parler du droit à l’alimentation, inscrit dans des traités internationaux que la France a ratifiés. Certes la France permet aux gens d’être à l’abri de la faim mais pas de se nourrir dignement et ne s’attaque pas aux maux mêmes de la précarité.
- Ceci posé, revenons au terrain local, et plus particulièrement à l’expérience des « Marchés de Max et Lucie » et aux constats de la période de l’épicerie avenue Charras.
Quand nous avons créé les Marchés de Max et Lucie, nous avions dans l’idée de soutenir la relocalisation de notre agriculture et de simplifier aux personnes l’accès à cette alimentation. Les Amap se développaient, mais avec des critiques, car elles étaient souvent pleines, n’acceptant pas de nouveaux entrants, et sans choix dans les paniers. Nous avons voulu essayer autre chose et prendre le risque de diversifier la proposition. Dans cette première époque, on ne touchait pas du tout de public en précarité.
On a commencé à travailler avec le service santé universitaire, pour proposer aux étudiants, dont beaucoup sont en situation de précarité, des paniers à coût très réduit, en partenariat avec l’association Lie’Utopie.

Puis on s’est installés avenue Charras, zone prétendument « de non droit », ce qui n’est pas tout à fait vrai, et on s’y est beaucoup plu. Il y avait une vraie convivialité dans cet espace, mais aussi des zones de précarité importante. Nous avons mené des actions, seuls ou à plusieurs : frigo solidaire, maraudes, cuisine des invendus, parfois même des dons d’invendus…
« On milite pour sortir des règles du marché pour ne plus être sous la contrainte de la rentabilité économique. »
À cette époque, je ne connaissais pas du tout les dispositifs d’aide alimentaire. Après coup, on se dit qu’on s’est peut-être trompés dans la forme juridique de notre modèle économique, car on avait créé une SA alors qu’on faisait beaucoup d’action sociale non financée.
[…]
D’où l’idée que l’alimentation, ce n’est pas qu’une question de marché. On milite pour sortir des règles du marché pour ne plus être sous la contrainte de la rentabilité économique. Dans les épiceries solidaires ouvertes à tous avec tarif différencié, on a cette problématique : si on vend à des personnes qui ne sont pas en situation de précarité, l’administration nous considère comme concurrents du commerce classique, donc on est fiscalisé de la même façon, on n’a plus droit au mécénat, etc., alors que l’objet social est différent.
On voit qu’il faut encore travailler ces leviers pour sortir l’alimentation du secteur marchand.
[…]
- Beaucoup d’expérimentations existent à petite échelle, mais peut-on aller plus loin ou est-ce utopique ?
C’est un combat politique. Ces expérimentations sont très intéressantes. La sécurité sociale de l’alimentation coche énormément de cases, dont la rémunération du producteur, la lutte contre la précarité économique, même le choix démocratique de quels producteurs ou distributeurs peut participer. Aujourd’hui, ces modèles ne peuvent pas vivre sans l’aboutissement national d’une cotisation sur le travail pour les financer. Mais quand on entend les débats du projet de loi de finances 2026, ça semble extrêmement lointain.
« Il y a des combats politiques à mener. »
Malgré tout, on peut imaginer voir les choses changer. Je ne pense pas qu’en 1939, qui que ce soit pensait que six ans plus tard naîtrait la sécurité sociale… Bien sûr je ne veux pas dire qu’il faut souhaiter une guerre !
Il y a des combats politiques à mener. Nous, les associations, nous nous regroupons à notre échelle pour faire avancer les sujets. Mine de rien en quatre ans, l’État a mis de l’argent sur la question de l’accès à l’alimentation, ce qui n’était pas le cas avant. Il a un peu fermé le robinet aujourd’hui mais on arrive à faire avancer des choses.

On essaie aussi de motiver les collectivités, car elles ont des leviers : les PAT, le contrat local de santé, l’analyse des besoins sociaux portée par les CCAS à chaque début de mandat, les plans locaux d’urbanisme sur la protection du foncier, le droit de préemption – Les Marchés de Max et Lucie en avaient bénéficié pour la boutique avenue Charras, où devait s’installer un kebab.
On peut aussi, localement ou nationalement, réorienter des dépenses, comme celles pour pallier les externalités négatives de notre système alimentaire, qui se comptent en milliards pour les maladies chroniques. D’ailleurs la question de la santé publique est un argument qui compte beaucoup et est entendable par tout le monde.
« On peut aussi, localement ou nationalement, réorienter des dépenses, comme celles pour pallier les externalités négatives de notre système alimentaire. »
Il y a des outils. Encore faut-il une volonté politique. […] Donc on a l’espoir. Il y a des grosses défaites, mais aussi des petites victoires. Et on se regroupe. Avant on se coordonnait uniquement entre associations travaillant sur l’alimentation ; maintenant d’autres nous rejoignent, sur la santé, sur l’éducation populaire… On est de plus en plus nombreux.

- Le message final aux citoyens : quel rôle peuvent-ils jouer ?
Il ne faut pas faire porter le message uniquement sur la responsabilité individuelle. Bien sûr, si on a les moyens, c’est mieux d’acheter des produits locaux et pas ultra-transformés. Mais si les personnes ne font pas ce choix là, c’est que leur environnement alimentaire ne les y incite pas. Personne ne veut se pourrir la santé en achetant de la merde !
Si on est intéressé par ces sujets, il faut en faire un axe politique, pourquoi pas interpeller ses élus, puis les évaluer. Et on peut aussi s’engager dans les associations pour mener ce travail : il est important.
Questions du public [cliquer ici pour dérouler]
Le format réduit à 1 heure ne nous permet pas de laisser un temps long aux questions du public. J’ai testé la proposition de permettre au public de déposer des questions écrites et de laisser à mon invité la possibilité d’y répondre. En l’occurrence, une question a été déposée… et Maxime m’a transmis sa réponse.
Question du public : Quel lien faites-vous – ou êtes-vous en lien – avec le réseau des fermes maraîchères municipales impulsé par Mouans-Sartoux ?
Maxime Fritzen : Le réseau national des fermes publiques est une jeune structure qui a participé à une action collective (notamment avec Action contre la Faim, Secours Catholique, FNAB…) à laquelle on a contribué dans le cadre du Projet de Loi de Finances 2026, pour la défense d’un certain nombre d’amendements pour améliorer le texte sur le volet alimentation. Ils se sont notamment pas mal investis sur la question des Projets Alimentaires Territoriaux afin d’obtenir des moyens supplémentaires, sujet sur lequel on se mobilise aussi, ou sur le volet cantine à 1 € en zone rurale.
Les échanges ne sont pas plus approfondis pour le moment mais il semble de prime abord s’intégrer dans le combat pour la reconnaissance d’un droit à l’alimentation. L’élu Gilles Pérole est très actif et la ville de Mouans-Sartoux reconnue pour son action sur le sujet de l’alimentation : notamment sur la création d’une ferme municipale, l’approvisionnement de la cantine, ou la création de la MEAD (Maison d’éducation à l’alimentation durable).
Retranscription légèrement synthétisée Marie-Pierre Demarty, entretien en public jeudi 12 février 2026. Photos et enregistrement Claire Iehl. À la une : Maxime Fritzen, jeudi à la librairie des Volcans, face à Marie-Pierre.
Nos remerciements infinis pour leur accueil à notre partenaire la librairie des Volcans et notamment à Olivier Cuelhe et Lenaïc Leroy.
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