Maire d’une commune surendettée, Cécile Gilbertas mise sur les petits pas et la solidarité

Par

Marie-Pierre Demarty

Le

Cécile Gilbertas, maire de Saint-Maurice

La commune de Saint-Maurice, très endettée mais portée par un climat convivial et solidaire, avance par petites touches inventives. Un chemin de résilience mené par Cécile Gilbertas, maire depuis 2017.


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Le pourquoi et le comment

Soyons transparents : je suis citoyenne de Saint-Maurice, et même bien impliquée dans une des associations de la commune, l’association Trois Gouttes d’eau, comme je l’avais évoqué dans un précédent reportage.

Cela ne me met pas dans la position la plus confortable pour cette interview, mais ça m’a quand même permis d’observer de très près les choix et initiatives de notre municipalité qui me semble, en toute objectivité, intéressante à mettre en lumière. Assez discrète dans le paysage des collectivités de notre département, elle fait face avec ingéniosité à une situation qui pourrait sembler inextricable.

La commune a subi des chocs et les affronte dans la bonne humeur, avec une équipe municipale joyeuse et créative, mais très impliquée, jusqu’à mettre les mains dans le cambouis, ou plus exactement dans le terreau, dans les copeaux ou dans la paperasse.

Nous n’avons évoqué que quelques-unes des problématiques et des bonnes idées qui émanent de cette municipalité. Mais cela donne un aperçu de ce qu’on peut imaginer quand n’a quasiment pas de marge de manœuvre et qu’on veut quand même avancer.

Bref, j’ai la grande chance d’habiter dans un village plutôt résilient. J’avais très envie de partager avec vous cette expérience.

Marie-Pierre

La commune : Saint-Maurice-ès-Allier

Logo de la commune de Saint-Maurice

Commune membre de Mond’Arverne Communauté, sur le flanc sud du puy Saint-Romain

Située près de Vic-le-Comte, Saint-Maurice-ès-Allier est une commune de presque un millier d’habitants qui s’étage des bords d’Allier jusqu’au sommet du puy Saint-Romain à 781 m d’altitude, le plus haut sommet de la Limagne.

Elle se répartit en trois villages : le bourg centre à mi-pente, le village de Lissac situé juste en dessous et le hameau de Sainte-Marguerite en bord d’Allier, connu pour son eau minérale toujours embouteillée et sa station thermale désaffectée.

A la fois rurale et intégrée à l’aire d’influence de la métropole clermontoise, Saint-Maurice ne compte plus aucun commerce, mais bénéficie de la présence d’activités artisanales perpétuant des savoir-faire anciens : huilerie, miellerie, tailleur de pierre…

Cécile Gilbertas est maire depuis 2017.

La commune est propriétaire notamment de la zone couronnant le sommet de Saint-Romain, classé Natura 2000, ainsi que d’une zone centrale aménagée en parc public – le parc des Chanvres – avec des aires de jeu et de loisirs, mais aussi des arbres fruitiers, des zones de tonte différenciée et quelques parcelles de jardins familiaux.

Très endettée à la suite de gros investissements réalisés avant 2005 – notamment pour la construction de l’espace des Chanvres, une salle des fêtes de grande capacité – elle dispose de moyens limités pour faire face à différentes problématiques : entretien et conflit d’usages du Saint-Romain, ruissellement des eaux, vieillissement des bâtiments communaux, coût de l’énergie…

Elle est membre de la communauté de communes Mond’Arverne et en passe d’intégrer le parc naturel régional du Livradois-Forez.


Exemplaires en vente à la librairie des Volcans d’Auvergne

Pourrais-tu définir ton attachement à la commune et les motivations de ton engagement ?

Je suis tombée dedans toute petite ! J’ai toujours vécu ici, et je me suis engagée très tôt par le milieu associatif : le club de gym, puis la musique, car je jouais du cor de chasse dans la fanfare qui était alors très active. Plus tard, à l’époque de mes vingt ans avec un groupe de ma génération, nous avons fondé les Cap’s, une association ayant vocation à animer le village… parce qu’on trouvait qu’il n’était pas encore assez dynamique !

Je suis donc naturellement attachée à ce village : je le trouve joli, il y a de belles initiatives, les gens sont agréables, on s’y sent bien. Cela crée un climat positif.

Du fait de cet engagement, Daniel Jourde est venu me chercher en 2008 lorsqu’il a monté une liste en opposition au maire en place. Il m’a proposé le poste d’adjointe aux finances en raison de mes compétences, car j’ai un diplôme d’études comptables et financières et j’ai travaillé pour des collectivités territoriales – aujourd’hui au service achats du Conseil départemental.

Puis tu es devenue maire, dans des circonstances qui sont déjà, me semble-t-il, des marqueurs de la résilience de cette commune…

Nous avons à nouveau présenté une liste pour les élections de 2014 ; Daniel Jourde ne souhaitait pas poursuivre dans les fonctions de maire, car il n’est pas attaché au pouvoir, mais il souhaitait se donner la possibilité de consolider ce qui avait été engagé et de passer la main dans de bonnes conditions. Nous avons donc annoncé dès la campagne électorale qu’il resterait maire pendant trois ans, pour faire un tuilage, puis que je prendrai le relais pour la fin du mandat.

Cela n’a peut-être pas été compris par tout le monde mais nous avons été réélus. Il a tenu son engagement et pendant les trois dernières années, il m’a laissé une vraie indépendance, sans rester dans l’ombre à me dire ce qu’il fallait faire, mais en étant présent quand j’avais besoin d’un conseil. Je trouve exemplaire qu’un homme, dans une position de pouvoir, ait fait confiance à une femme d’une plus jeune génération. Il est un de mes pères spirituels !

« Nous nous efforçons d’être à l’écoute des habitants et attentifs aux critiques. »

En 2020, sans candidat en face, j’ai constitué une équipe de personnalités fortes et très engagées – dont il faut parfois canaliser l’énergie ! – avec un socle issu de l’équipe sortante mais aussi un renouvellement parce que certains ne souhaitaient pas poursuivre. Car on peut s’épuiser dans une municipalité.

Pour ma part, malgré les difficultés, je continue avec plaisir et en veillant à conserver un équilibre avec une vie familiale épanouie. Nous avons la chance d’avoir été élus sur les deux mandats avec la liste entière : c’est important pour construire un projet. Et nous nous efforçons d’être à l’écoute des habitants et attentifs aux critiques pour faire toujours mieux.

Cécile Gilbertas
Discours d’inauguration du premier événement « Solidarité et environnement », coorganisé par la municipalité et les associations, à l’occasion de la Semaine du développement durable en 2021. – Photo Marie-Pierre Demarty

Quand tu évoques les difficultés, la première tient à la situation financière de la commune. Peux-tu la détailler ?

Dans les mandats précédant les nôtres, la municipalité a trop investi, notamment dans l’espace des Chanvres, une salle des fêtes qui est une belle réalisation mais qui apparaît surdimensionnée par rapport à la taille de notre commune. A cela s’est ajoutée une réhabilitation des rues coûteuse.

De sorte qu’à partir de 2005, la commune s’est trouvée surendettée et a même été pendant un moment dans le viseur de la Préfecture, dans le réseau d’alerte. Nous ne pouvions pas y rester trop longtemps car le risque était que le Préfet prenne la main sur les décisions, et dans ce cas, il résout le problème en multipliant par deux les impôts… Nous l’avons évité grâce à une gestion rigoureuse : on a engagé zéro gros investissement depuis 2008, ce qui est très long ! Mais cela nous a obligés à penser autrement, à organiser des petites choses, qui paraissent parfois insignifiantes mais toujours pour le bien de tous.

« Cela nous a obligés à penser autrement. »

A cela est venu s’ajouter le coup de bambou de la baisse de la dotation d’État, passée de 120 000 à 70 000 euros depuis cinq ans, ce qui nous prive sur cette période de 250 000 euros : ce n’est pas rien pour une commune comme la nôtre ! D’autant plus qu’on nous a ajouté de nouvelles fonctions comme l’instruction des permis de construire, et que les salaires du personnel municipal sont une dépense incompressible que nous ne pouvons pas diminuer ; nous avons fortement besoin de leur travail et de leurs compétences techniques et on est déjà très justes.

Et pour finir, nous avons subi la forte hausse des prix de l’énergie, avec des dépenses d’électricité multipliées par quatre, idem pour le gaz.

Dans ces conditions, la gestion de la commune semble proche de la mission impossible ?

On fait toujours plus, avec toujours moins de moyens, dans un contexte de mal-être ambiant où la population nous sollicite de plus en plus – et c’est normal. C’est frustrant car on aimerait faire plus, engager des actions structurantes.

La frustration vient aussi de la difficulté à répondre aux appels à projets ou à manifestation d’intérêt : ce sont des processus complexes qui permettent d’accéder à des subventions, mais qui demandent de la veille, de l’expertise, du temps… et sont donc plus difficiles d’accès pour une petite commune. 

« On aimerait faire plus, engager des actions structurantes. »

Typiquement, nous avions un projet avec l’exploitant de l’embouteillage de Sainte-Marguerite, autour de la démolition de leur ancienne usine et de la renaturation du site de l’ancienne station thermale, qui leur appartient. C’était un cas exemplaire de partenariat entre un privé qui n’est pas obligé de le faire et une collectivité pour valoriser le site. Nous avons appuyé la demande sur les fonds verts, nous y avons passé du temps et de l’énergie… et nous avons été retoqués, sans explication.

Donc des difficultés de financement et pourtant, Saint-Maurice doit répondre à de gros enjeux. Quels sont les plus importants ?

Il y a un enjeu fort sur les bâtiments publics, qui sont dispersés, ne répondent plus exactement aux usages, ne sont pas adaptés sur le plan thermique… Par exemple pour les écoles, surtout que le regroupement pédagogique (récent) avec Laps fait que nous avons à Saint-Maurice davantage de petites sections. Il faudrait une organisation des bâtiments différente pour faciliter la vie des enfants et celle des personnels.

« Si on avait pu commencer les investissements il y a dix ans, les bâtiments rénovés ne seraient pas en phase avec les besoins d’aujourd’hui. »

Le Plan d’Aménagement durable (PAD) en cours d’élaboration va nous aider à faire des choix réfléchis d’investissements structurants. Il doit nous éclairer sur la gestion des bâtiments, leur pilotage énergétique, les aspects pratiques pour qu’ils répondent aux nouveaux usages. Nous attendons les conclusions du bureau d’étude, qui a travaillé en incluant des concertations avec les habitants. Il va nous proposer deux scénarios et construire ensuite une feuille de route précise, sur les bâtiments publics, mais aussi les déplacements et cheminements.

Dans un sens, c’est bien que nous ayons ce retard, car si on avait pu commencer les investissements il y a dix ans, les bâtiments rénovés ne seraient pas en phase avec les besoins d’aujourd’hui.

L’autre enjeu important est le puy Saint-Romain. Comment la municipalité l’appréhende-t-elle ?

Notre commune a de très belles ressources, aussi bien patrimoniales que naturelles, que nous avons à cœur d’entretenir et valoriser. Le puy Saint-Romain est très prisé pour des usages très divers : randonnée, trail, parapente et même un site archéologique qui fait l’objet de campagnes de fouilles chaque été.

Je ne dirais pas qu’il souffre de sur-fréquentation, mais de mauvais usages : motos et quads qui pénètrent dans la zone Natura 2000, pratique trop anarchique du trail, promeneurs pas toujours respectueux…

« Là aussi nous avançons par petites touches. »

La conséquence, c’est que l’éleveur avec qui nous avions un contrat pour faire pâturer son troupeau a renoncé. De là, les zones de prairies se referment, envahies par les buissons épineux. Nous risquons de mettre en péril le statut Natura 2000… C’est un enjeu considérable auquel il nous est difficile de faire face. Là aussi nous avançons par petites touches, qui doivent aller dans le sens d’une meilleure régulation des usages et d’une valorisation du site.

La commune de Saint-Maurice et le puy Saint-Romain
Vue générale de la commune, qui s’étend du hameau de Sainte-Marguerite sur les bords d’Allier jusqu’au sommet du puy Saint-Romain, point culminant de la Limagne très prisé pour la randonnée, le trail, le parapente… – Photo Marie-Pierre Demarty

La semaine dernière, nous avons pu tenir une réunion avec les représentants de la gestion des randonnées du Conseil départemental, de Balirando, de Mond’Arverne Communauté et de l’association locale Trois Gouttes d’eau, pour nous coordonner sur les itinéraires existants ou en projet, et obtenir que certains itinéraires déjà tracés soient rectifiés pour respecter les zones de pâturage. Avec un projet d’itinéraire de valorisation du patrimoine qui aboutit après des années. Je considère cela comme une petite victoire.

Lire aussi le reportage : « Comment j’ai plongé dans « L’eau du Saint-Romain »

On peut encore ajouter l’enjeu de l’étalement urbain, alors que le Plan local d’urbanisme intercommunal (PLUi) a été arrêté et va être soumis à enquête publique en début d’année ; quelles orientations la commune a-t-elle prises sur cette question ?

La loi Climat et Résilience nous contraint à des mesures drastiques mais ce n’est pas une mauvaise nouvelle pour le collectif, car il n’est pas souhaitable pour une commune comme la nôtre de devenir trop nombreux : nous n’avons pas ni les réseaux suffisants, ni les structures, pour accueillir les enfants, etc. C’est cependant difficile parce qu’on nous demande de faire exactement l’inverse de ce qui se fait depuis cinquante ans : avant on se demandait comment on allait développer, à qui on allait donner plus de possibilités, sans se poser de questions sur les conséquences.

Pour Saint-Maurice, nous ne sommes pas encore à zéro artificialisation nette, mais nous avons divisé de plus de moitié la surface constructible. Par rapport au changement climatique ou à l’artificialisation des sols, il faut le faire. Mais pour les propriétaires qui comptaient valoriser des terrains, c’est dur. Après l’éclairage public et les autres décisions, on a l’impression de les priver de tout…

« Nous avons divisé de plus de moitié la surface constructible. »

L’exercice est un Everest ! D’autant plus qu’il faut justifier les choix. Pour ce qui nous concerne, nous nous sommes basés d’abord sur l’étude hydrologique réalisée il y a quelques années, pour prendre en compte les problèmes de sécheresse et de ruissellement qui sont aussi très importants dans notre commune. Ensuite, nous avons écarté les zones non desservies par les réseaux et essayé de recentrer les constructions sur le bourg.

C’est un passage obligé, et encore, le PLUi n’est pas encore validé par la Préfecture ; il faudra peut-être qu’on aille encore plus loin…

Mais résilient ne veut pas dire résigné. A propos de cette loi, je me suis posé la question de ce que signifie résilience. J’ai retenu que c’était la capacité à faire face aux chocs traumatiques. Eh bien je trouve que nous sommes particulièrement résilients ! Et cela en nous adaptant, par la prise de conscience individuelle et par l’énergie collective. C’est une bonne chose pour notre avenir. Ce que je regrette, c’est que ce soit arrivé très vite, sans qu’on y soit préparé, comme pour les prix de l’énergie.

Lire aussi le reportage : « Arverne Durable ou comment naît un collectif citoyen »

Concernant cette question des coûts de l’énergie, comment faites-vous face ?

Nous avons pris des mesures sur l’utilisation des bâtiments publics en restreignant les accès, en passant tout l’éclairage en led et en coupant le chauffage de certaines salles. Mon adjoint aux finances passe chaque dépense à la loupe et nous avons éliminé toute dépense superflue… si tant est qu’il y en avait encore !

« Nous avons éliminé toute dépense superflue… si tant est qu’il y en avait encore ! »

De même, nous avions déjà commencé à limiter les horaires d’éclairage public mais nous sommes allés encore plus loin, en le coupant dès 9 heures du soir, ce qui nous fait faire des économies considérables.

Idem pour les éclairages de Noël que nous avons complètement supprimés, le coût le plus lourd étant celui de l’installation des guirlandes.

La façon dont vous avez résolu cette question peut paraître anecdotique, mais elle me semble aussi un bel exemple de résilience…

Oui, c’est une initiative « zéro budget » ! L’an dernier, des élus ont pris en main, avec les employés municipaux, la fabrication de décorations de Noël en bois : des petits sapins, des rennes, un chariot du père Noël, etc. Et nous avons distribué des petites bougies à tous les habitants pour illuminer les rebords de fenêtres.

Cette année, nous avons ouvert l’atelier de fabrication aux habitants et ils étaient une vingtaine à rejoindre les élus.

Renne, chariot et sapin de Noël sur la Grand'Place du village
Décorations de Noël low-cost sur la Grand’Place de Saint-Maurice. Cette année, la municipalité a invité les habitants qui le souhaitaient à se joindre aux élus pour les confectionner. – Photo Marie-Pierre Demarty

Comme la restriction de l’éclairage public ou la tonte différenciée dans le parc [municipal] des Chanvres, c’est le genre de petites choses qui sont bien acceptées dans l’ensemble, même si on a quelques remarques mais minimes. Cela me fait penser que les habitants de Saint-Maurice ont majoritairement une sensibilité écologique, qui transparaît d’ailleurs aux élections nationales.

Justement, une des méthodes pour avancer à petit budget est de s’appuyer sur les habitants et sur le sens de la solidarité. Quelle importance cela prend-il ?

Nous misons tout là-dessus ! Ce sont des animations « pas cher » mais pour lesquelles les habitants sont très en demande. Pas forcément tout le monde, mais il y a de plus en plus de monde aux réunions. Nous avons lancé des cafés citoyens l’an dernier pour être à l’écoute des besoins et sur cette base, nous proposons des temps de rencontres qui sont très appréciés :  soirées jeux, balades, parlotes…

« Nous avons aussi la chance d’avoir un tissu associatif très dynamique. »

Cela passe aussi par des réponses sur des problématiques du quotidien : information et mise en relation avec des dispositifs comme Rénov’actions 63, facilitation pour un achat groupé de bois qu’a orchestré une conseillère municipale, tandis qu’une autre organise des permanences pour aider les personnes qui ont des difficultés à utiliser internet.

Lire aussi le reportage : « Dans la jungle de la rénovation thermique, on peut au moins s’appuyer sur Rénov’actions 63 »

Nous aimerions aussi mettre en place une conciergerie pour organiser des échanges de service. Nous n’avons pas encore trouvé le bon outil mais ce sera un projet de cette fin de mandat ou de début du suivant.

Et bien sûr, nous avons aussi la chance d’avoir un tissu associatif très dynamique qui participe à l’animation du village, sur des thématiques diverses, y compris sur les traditions avec les « Amis du four à pain », ou sur les thèmes écologiques avec Trois Gouttes d’eau.

Le choeur des conseillères municipales pour la fête de la musique - dont Cécile Gilbertas
L’énergie des élus et la convivialité du village : deux ingrédients de résilience illustrés par ce chœur des conseillères municipales formé spécialement pour la fête de la musique – dont Cécile Gilbertas (quatrième à partir de la gauche). – Photo Marie-Pierre Demarty

Comment imagines-tu la commune à une échéance d’une dizaine d’années ?

Nous aurons continué à valoriser et protéger nos ressources. Nous voulons aussi travailler à la création d’un lieu de convivialité, qui manque : un endroit où on pourrait faire quelques courses, prendre un café, se rencontrer… Le projet de la Convivane, ce sont les prémices : c’est une caravane vintage qui a été transformée en point de rencontre, une sorte de comptoir mobile (financé par le Budget écologique citoyen à l’initiative de plusieurs associations). Elle crée tout de suite une ambiance, en attendant un lieu plus identifié pour rassembler toutes ces énergies.

« Finalement la solidarité, c’est notre moyen de s’en sortir sans moyens financiers. »

Un projet de rêve serait aussi de créer une maison des aînés, une forme d’habitat partagé pour qu’ils puissent rester dans la commune quand ils commencent à avoir des difficultés.

Finalement la solidarité, c’est notre moyen de s’en sortir sans moyens financiers. Il faut avoir l’envie, la passion … et la foi. Et nous en avons : je peux compter sur une équipe d’élus passionnants, expérimentés dans des domaines très complémentaires, qui vont au charbon. Et sur une bonne équipe d’agents. C’est une chance !

Propos recueillis par Marie-Pierre Demarty le 6 décembre 2023. Photo de Une Marie-Pierre Demarty : Cécile Gilbertas dans son bureau de maire.

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