La zone humide du Rayet reprend des couleurs et c’est une bonne nouvelle

La zone humide du Rayet, à Anzat-le-Luguet, a été récemment restaurée, avec entre autres la contribution du Conservatoire d’espaces naturels d’Auvergne. Cette opération exemplaire mérite une petite visite. N’oubliez pas vos bottes !


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Mon ressenti

A l’heure où les polémiques enflent sur le risque de manquer d’eau, la sécheresse, la construction de mégabassines… il est salutaire de s’isoler un temps du bruit médiatique pour aller – on ne peut mieux dire – se ressourcer dans les paysages paisibles et reculés du Cézallier.

C’est aussi l’occasion de découvrir la plus belle des solutions que nous offre la nature pour stocker l’eau douce : les zones humides. On l’avait un peu trop oublié et depuis quelques décennies, nous avons allègrement asséché, drainé, exploité voire bétonné ces lieux marécageux, spongieux ou tourbeux qui gênaient nos activités. Sans bien nous rendre compte que leur absence finirait par nous gêner encore plus.

Aujourd’hui, on s’efforce de restaurer ce qui peut être sauvé.

Mieux comprendre leur mécanisme, leur importance pour le grand comme pour le petit cycle de l’eau, les observer, les arpenter et s’en émerveiller peut aider à les respecter.

C’est pourquoi j’ai eu envie d’aller en voir une de plus près : de préférence une belle, une exemplaire, tout là-haut dans la montagne, en « tête de bassin » comme disent les spécialistes.

Attention, ça va peut-être parfois entrer dans les bottes à certains moments. Mais aussi dans la tête, dans le cœur, dans l’éco-anxiété… C’est le problème avec l’eau : dès qu’on lui donne un peu d’espace, elle s’infiltre partout.

Marie-Pierre

Les principaux points à retenir

  1. A 1300 m d’altitude sur le Cézallier, la zone humide du Rayet est un plateau en pente douce utilisé pour le pâturage et comme prairie de fauche ; elle se situe juste en dessous de sources captées pour alimenter le réseau d’eau potable.
  2. Comme à beaucoup d’autres endroits, les eaux qui irriguent ces prairies avaient été canalisées dans des fossés rectilignes, empêchant l’eau de s’infiltrer, d’être stockée dans les tourbières ou d’alimenter une flore et une faune spécifiques et parfois rares.
  3. Toutes les instances concernées – syndicats d’eau potable et de rivière, municipalité d’Anzat-le-Luguet, agriculteurs, Conservatoire d’espaces naturels – se sont concertées pour faire revivre cette zone grâce à quelques travaux somme toute légers.
  4. Deux ans après, la zone a déjà en grande partie retrouvé sa naturalité, alimentée par un « chevelu » de ruisseaux et rigoles qui serpentent en petits méandres sur toute la surface des prairies, avant d’aller se jeter dans la cascade en contrebas. Les sphaignes retrouvent leur rôle de stockage de l’eau et du carbone. Des papillons et orchidées rares colonisent certaines zones.
  5. Il reste cependant bien d’autres zones humides à restaurer, de cours d’eau à reméandrer, dans un patient travail qui ne peut que contribuer à conserver une planète, ou au moins une région, dans un état habitable.

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C’est un plateau volcanique adossé à la montagne du Rayet, à 1300 mètres d’altitude vers son point haut. Il descend en douceur, jusqu’à une rupture de pente brutale où bouillonne la cascade d’Apcher. En cette fin mars, des petites taches de neige subsistent dans quelques creux, mais la végétation encore pâle commence à reprendre des couleurs. Des crocus et même les premières jonquilles ont fait leur apparition au pied des bosquets de bouleaux. Un faucon crécerelle survole une clôture de barbelés et vient se percher sur un piquet pour nous observer un moment, à bonne distance quand même.

Mais le plus remarquable dans ce paysage paisible du Cézallier, c’est le faisceau des tout petits cours d’eau – plutôt des rigoles – qui se déploient en serpentant, sur toute la largeur de la prairie.

zone humide en plan large
La zone humide du Rayet : un plateau en pente douce, à 1250-1300 mètres d’altitude. – Photo Marie-Pierre Demarty

La quinzaine d’hectares que j’arpente avec Émilie ce matin-là est une zone humide. Elle vient de faire l’objet d’une restauration. Et elle concentre suffisamment d’enjeux pour mériter qu’on s’y intéresse.

C’est pourquoi Émilie Dupuy m’en fait faire la visite. Elle est responsable du pôle territorial Cantal au Conservatoire d’espaces naturels (CEN) d’Auvergne, avec des responsabilités qui s’étendent jusque sur ces territoires limitrophes, plus proches de sa « base » de Chalinargues que du siège à Mozac. Car nous sommes à Anzat-le-Luguet. La limite départementale doit être à 2 ou 3 km à vol d’oiseau.

Des enjeux à la (mini)pelle

Qu’était-il arrivé à ce secteur pour qu’il faille restaurer ce patchwork de pâturages et de prés de fauche ? « Dans les années 1980 – et déjà un peu avant aussi – on a pratiqué des fossés rectilignes, d’un mètre de profondeur, pour canaliser toute cette eau. Qui plus est, en laissant la terre déblayée sur les côtés, empêchant tout débordement des ruisseaux. De sorte que les prairies humides et, plus haut, les tourbières n’étaient plus irriguées et ne pouvaient plus stocker d’eau. Tout s’écoulait beaucoup plus vite et asséchait la zone. »

Un fossé avant le reméandrage
Avant les travaux de reméandrage : l’eau s’écoulait en ligne droite, dans des fossés profonds, sans pouvoir irriguer la prairie autour. – Photo CEN Auvergne

Le phénomène était encore compliqué du fait que le syndicat des eaux local puise de l’eau potable dans neuf sources qui se trouvent au-dessus de la zone : une eau d’origine volcanique remontant des profondeurs, en suivant les failles et interstices entre les complexes chevauchements de coulées de lave. L’eau alimente 15 000 abonnés, mais le syndicat n’est pas en capacité de calibrer cette alimentation : il en prélève 2,5 millions de m² par an, dont une partie non utilisée, jusqu’à la moitié certaines années, est rejetée directement dans l’Alagnon qui coule plus bas dans la vallée. Rien de gênant a priori, sauf que jusqu’ici, ce trop-plein était rejeté beaucoup plus bas et la zone humide, qui aurait pu en bénéficier, était court-circuitée.

Les récents travaux, en plus du reméandrage des ruisseaux, ont fait remonter ces déversoirs de trop-plein vers le haut de la zone, de façon à restituer l’eau au milieu naturel le plus en amont possible.

Emilie devant un ruisseau
A peine deux ans après les travaux, Émilie se réjouit de voir l’aspect de la zone redevenue vivante et naturelle. – Photo Marie-Pierre Demarty

A cela s’ajoutaient des enjeux agricoles, en cette époque où les sécheresses à répétition compliquent les choses, ici comme ailleurs, pour les producteurs de Saint-Nectaire et leurs troupeaux.

Sans compter l’enjeu de biodiversité, pour ces espaces à la flore et à la faune bien spécifiques, mais qui se trouvaient en souffrance.

Le point de vue du maire

« Nous avons fait le choix de valoriser les aspects naturels du territoire »

Anzat-le-Luguet est une commune de 185 habitants, isolée au milieu des somptueux paysages du Cézallier : les bourgs les plus proches sont à 20 minutes de voiture et la sous-préfecture à 50 mn. Emmanuel Correia, son maire, évoque les enjeux de cette opération de restauration de zone humide pour la commune.

Quel était pour la commune l’intérêt de participer à cette opération de réhabilitation de la zone humide du Rayet ?

Emmanuel Correia : C’était un concours de circonstance. Quand le Syndicat des eaux a eu le projet de refaire la conduite d’eau potable, j’ai trouvé que c’était une bonne idée de remettre de l’eau dans la nature. Notre collectivité est déjà impliquée dans les réseaux tels que Natura 2000 ou celui des tourbières et c’était dans la continuité du projet de la municipalité : quand notre équipe est arrivée en 2014, nous nous sommes posé la question de savoir s’il fallait s’engager dans des projets de type luge d’été pour développer le tourisme, mais nous avons répondu par la négative. Nous avons fait le choix de valoriser plutôt les aspects naturels du territoire.

L’opération de renaturation a donc aussi un enjeu touristique ?

E.C. : Effectivement, cela entre dans le cadre d’une politique de mise en valeur du patrimoine naturel, bâti et archéologique. Nous avons créé plusieurs chemins de randonnée sur le territoire communal et nous avions en tête, depuis un certain temps, d’en créer un dans ce secteur. Nous avons profité des travaux pour aménager une passerelle de bois pour enjamber un ruisseau et ce sentier sera ouvert d’ici au début de la saison estivale. Ce sera un chemin à double clôture, qui permet aux randonneurs de découvrir la nature sans sortir des chemins.

Nous avions aussi l’envie, à travers ces propositions de randonnées, de valoriser la faune et la flore – en attendant de pouvoir réaliser un jour un atlas de la biodiversité de la commune. Car nous avons ici, et en particulier sur les zones humides, des espèces très intéressantes de faune et de flore. D’ailleurs notre commune fait partie du territoire Cézallier-Artense candidat à la labellisation internationale RAMSAR.

Cette politique porte-t-elle ses fruits ?

E.C. : Nous avons de plus en plus de visiteurs – même si le territoire est assez vaste pour qu’on ne se marche pas dessus ! Mais ce n’est pas dû seulement à notre politique : nous sommes dans la mouvance d’un retour au goût de la nature et tout s’imbrique, par exemple avec la création de l’itinéraire du Tour du Cézallier. Les gens qui viennent sont même surpris : ils ne comprennent pas pourquoi cette région est si peu connue !

En dehors du tourisme, la commune est principalement une zone agricole dédiée à l’élevage. La restauration des zones humides a-t-elle aussi un enjeu pour cette activité ?

E.C. : Je dis souvent qu’il nous faut les deux jambes : agriculture et tourisme. Effectivement il y a aussi un enjeu fort car nous ressentons réellement le changement climatique. Il me semble même que ces projets arrivent un peu tard. La municipalité est bien placée pour s’en rendre compte car nous sommes propriétaires de terrains que nous mettons à disposition des éleveurs et on a régulièrement des problèmes d’eau ; la nappe phréatique n’arrête pas de baisser et il nous pend au nez d’avoir un jour de réels problèmes d’alimentation en eau, comme cela arrive déjà pour les communes situées plus bas. La solution passe sans doute par l’adaptation des élevages : s’il y a moins d’eau, il faut commencer à calculer autrement et avoir moins de vaches. Et bien sûr cela s’accompagne de reméandrages, qui doivent se poursuivre, pour retenir l’eau le plus possible. J’espère juste qu’on va y parvenir à temps…

Quand l’eau prend le chemin des écoliers

« A un moment, toutes les planètes se sont trouvées alignées pour que les choses avancent vite. Le syndicat des eaux du Cézallier (pour l’eau potable) avait la volonté d’améliorer le système d’adduction et le SIGAL (syndicat de rivière de l’Alagnon) a vu l’intérêt du projet pour le bassin versant. La commune est propriétaire d’une partie des terrains et le maire se montre très ouvert à ces enjeux. Enfin, un des agriculteurs s’est déclaré lui aussi favorable au projet. Un autre était plus réticent mais nous avons pu avancer. En 2020, tout le monde s’est mis autour de la table, ce qui est assez exemplaire. C’est donc allé très vite : les travaux ont pu être réalisés dès l’année suivante », explique Émilie.

Granularité du ruisseau
Les petits cours d’eau retrouvent un aspect naturel, avec des petits cailloux et graviers de tous les calibres. – Photo Marie-Pierre Demarty

A peine deux ans plus tard, les fossés artificiels ne sont pratiquement plus visibles ; même Émilie a du mal à distinguer les anciens tracés dans certains secteurs. Le chevelu des rigoles a retrouvé des itinéraires sinueux, organiques, naturels et bien plus gracieux. L’écoulement se fait au ras des végétaux et non un mètre plus bas. Il peut s’étaler à loisir lorsque l’eau est plus abondante et, par ces chemins d’écoliers, il peut en laisser un peu partout s’infiltrer dans les sols.

« A un moment, toutes les planètes se sont trouvées alignées pour que les choses avancent vite. »

Émilie se réjouit d’entendre le chant du ruissellement que les anciens ravins étouffaient. Et entre les joncs, les ruisseaux charrient sur leur cours des petits cailloux, graviers et sables dont la diversité est de bon augure.

En faisant le tour des parcelles concernées, Émilie me montre la variété des milieux qu’on y rencontre. Vers le bas, ce sont des prés plus ou moins inondés selon les petits accidents du terrain. Plus haut, où le pâturage est moins pratiqué, les bouleaux marquent le paysage. « On ne l’imagine pas forcément mais une zone humide peut être boisée », relève la responsable Cantal du CEN.

Bouleaux
Dans la partie peu utilisée pour les pâtures, les bouleaux occupent l’espace. – Photo Marie-Pierre Demarty

Championnes du stockage de carbone

Un peu plus loin, nous parvenons à la zone de tourbière. Émilie s’accroupit pour me montrer la végétation caractéristique des sphaignes et en profite pour m’en expliquer le mécanisme : « Elles ont la particularité d’avoir une croissance vers le haut lente mais infinie. Au fur et à mesure, les parties inférieures se transforment en tourbe, cette matière spongieuse qui se gorge d’eau, notamment à la fonte des neiges. Elle peut stocker cette eau efficacement, en limitant l’évaporation, puis la libérer peu à peu, dans les périodes plus sèches. Les tourbières sont également les championnes du stockage de carbone : elles peuvent en retenir 1400 tonnes par hectare. Et elles jouent un rôle d’épuration par rapport au phosphore et à l’azote, améliorant la qualité de l’eau en aval. »  

Sphaigne
Dans la zone de tourbière, Émilie explique le mécanisme par lequel les sphaignes stockent l’eau. – Photo Marie-Pierre Demarty

D’où l’importance que leur accorde le gestionnaire du bassin versant. Même si celle du Rayet n’est pas très profonde – environ 1 mètre d’épaisseur d’éponge naturelle. « Encore faut-il qu’elles soient en bon état, car dès qu’on les exploite ou qu’on les assèche, elles libèrent le carbone stocké et ne jouent plus leur rôle de régulateur », souligne Émilie, qui prône la restauration d’un maximum de ces précieux milieux naturels.

« Dès qu’on exploite les tourbières ou qu’on les assèche, elles libèrent le carbone stocké et ne jouent plus leur rôle de régulateur. »

Autre avantage : la faune et la flore caractéristiques des zones humides reprennent leurs droits rapidement. Et s’il est trop tôt dans la saison pour observer les espèces attentivement surveillées par le CEN, Émilie m’énumère les plus emblématiques : une espèce protégée d’orchidées, l’épipactis des marais, ainsi qu’un papillon rare, l’azuré des mouillères, qui ne peut s’épanouir qu’en présence d’une fleur – la gentiane pneumonanthe – et d’une espèce particulière de fourmis qui prend soin de ses larves durant tout l’hiver. C’est dire si les conditions de son épanouissement sont difficiles à réunir…

Madame Méandre a encore du travail

Côté amphibiens, les grenouilles rousses règnent. Le ciel a encore son calme hivernal, mais nous verrons tournoyer des milans pendant la balade et le chant d’une alouette nous accompagnera vers la fin du parcours.

Celui-ci nous mène vers le bas de la zone, de l’autre côté du chemin carrossable. Ici, la prairie a remplacé les sphaignes. Les rigoles, qui ont convergé vers trois ponts pour passer sous le chemin, se transforment en ruisseaux avant d’aller se précipiter vers la cascade.

méandre et ancien fossé
Sur la droite du ruisseau redevenu sinueux, on distingue la marque rectiligne de l’ancien fossé. – Photo Marie-Pierre Demarty

Ici, on distingue plus nettement l’ancien tracé du fossé qui a laissé un trait vert rectiligne à côté des élégants méandres du nouveau cheminement. La municipalité a profité des travaux pour aménager les prémisses d’un futur chemin de randonnée. Un autre ruisseau, au profil peu naturel, est encore à reprofiler. « L’agriculteur n’était pas très partant, tant qu’il l’utilisait. Mais il vient de prendre sa retraite, un peu plus tôt que prévu, et nous allons pouvoir terminer cette partie, avant qu’un autre éleveur réoccupe le terrain. Ce sera simple : on distingue encore le tracé ancien où nous allons faire revenir l’eau en comblant le fossé actuel », explique Émilie, qui ajoute en souriant à propos de l’éleveur réticent : « Il m’appelle Madame Méandre ! »

Bas de la zone humide
Au bas de la zone humide, une rupture de pente, d’où l’eau va former la cascade d’Apcher en contrebas. – Photo Marie-Pierre Demarty

Cohésion amont-aval

Elle détaille encore les suivis qui permettent, à intervalle régulier, de mesurer le niveau d’engorgement et la richesse de la flore, témoins de la réussite de l’opération. « C’est réjouissant de voir la vitesse à laquelle le milieu réagit », note-t-elle.

La grange du Rayet
Le secteur de la grange du Rayet, au fond, serait encore à renaturer. Un prochain chantier ? – Photo Marie-Pierre Demarty

Pour autant, le travail de restauration des zones humides semble sans fin. Ici même, une parcelle plus à l’ouest, autour d’une grange qui semble la sentinelle du paysage, sera à restaurer aussi pour peu que les propriétaires, qui ne vivent pas dans la région, puissent être contactées. « Et de l’autre côté du Signal du Luguet [le point culminant du Cézallier], nous nous apprêtons à reméandrer le Bonjon, un ruisseau beaucoup plus important qui rejoint la Rhue et l’autre bassin versant : celui de l’Adour-Garonne. »

« C’est réjouissant de voir la vitesse à laquelle le milieu réagit. »

Ensuite, il y aura d’autres aberrations à aller corriger sur d’autres zones humides en souffrance. Comptez sur le CEN pour ne pas baisser les bras : tous ces petits ruisseaux finissent pas former nos plus grands fleuves et il est important, souligne encore Émilie, de coordonner les actions entre l’amont et l’aval.

Un vrai travail de fourmi, qui nécessite certes plus de patience que pour construire des mégabassines. Mais il faut faire confiance aux fourmis : dans les fables de La Fontaine, c’est souvent elles qui gagnent à la fin.

Voir sur le site du Conservatoire d’espaces naturels Auvergne la page des zones humides


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Reportage réalisé le mercredi 29 mars 2023. Photo de Une Marie-Pierre Demarty