Clermont-Ferrand : l’environnement selon la nouvelle majorité

Par

Marie-Pierre Demarty

Le

Vue de Clermont
Nouvelle majorité à Clermont 1/2 - À quels enjeux environnementaux la nouvelle équipe municipale devra-t-elle répondre ? Et comment va-t-elle les aborder ? On décortique son programme en deux articles. En commençant par les sujets qu'elle a mis en avant dans sa campagne.

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Le pourquoi et le comment   [cliquer pour dérouler]

Un bon siècle à gauche et aujourd’hui, la barre à droite. On peut parler de séisme dans la politique municipale et même métropolitaine. On peut s’inquiéter de voir stopper net le grand projet d’adaptation de la ville à un futur climatique et environnemental sombre, qui avait été engagé peut-être trop tardivement et trop au pas de charge par l’équipe sortante : création d’un schéma des mobilités privilégiant les transports en commun et mise en place d’un réseau cohérent de pistes cyclables, végétalisation des trottoirs y compris avec des parterres herbacés au pied des arbres, création de parcs publics îlots de fraîcheur, (progressive) rénovation thermique des écoles et végétalisation des cours, recalibrage, évolution et modernisation du système d’assainissement, création d’un réseau de chaleur urbain, début de réflexion sur la relocalisation de l’alimentation…

Certains de ces projets sont encore en cours de déploiement et on peut se demander si le changement de majorité va les prolonger ou pas. Sur d’autres, notamment sur Inspire, la campagne de la liste LR avait appuyé sur l’intention de revenir en arrière.

Je me suis dit qu’il était salutaire, en ce début de nouveau mandat, de faire un point sur ce qui attend les Clermontois. De laisser au vestiaire les fantasmes (positifs ou négatifs) soulevés dans les tensions de la campagne électorale. D’analyser sans passion ni préjugé ce qui a été dit ou écrit avant et après les élections, mais aussi ce qui n’a pas été dit et qui ne peut se lire qu’en creux. De comprendre, donc, ce qui attend réellement les Clermontois et pas seulement les Clermontois.

Car Clermont Auvergne Métropole prend aussi les couleurs de la nouvelle majorité municipale et on a pu observer que de toute façon, les deux instances fonctionnent en étroite symbiose dans de nombreux domaines où leurs compétences respectives s’imbriquent ou se complètent.

Et au-delà de la Métropole, les orientations de la capitale auvergnate (même si elle n’en a plus le titre officiel) influent bien au-delà de ses limites administratives. Ne serait-ce que pour tous les « pendulaires » qui viennent quotidiennement y travailler, pour tous ceux qui aux alentours dépendent économiquement de Clermont, tous ceux qui s’y rendent plus occasionnellement pour des achats, des rendez-vous médicaux, des sorties culturelles, etc. Et encore en raison de toutes les interdépendances qui se jouent dans les instances plus larges que les communautés de communes, mais où la Ville et la Métropole de Clermont ont un poids particulier pour de logiques raisons démographiques et financières : transports publics, gestion des déchets, gestion de l’eau, projet alimentaire territorial, etc.

Autant de bonnes raisons de comprendre la vision de cette nouvelle majorité en matière d’environnement. Même si cette vision apparaît encore incomplète. Et peut évoluer en se confrontant aux réalités et contraintes qui s’imposeront nécessairement à elle. Affaires à suivre, donc…

Marie-Pierre

Trois infos express   [cliquer pour dérouler]

  • La nouvelle majorité municipale a fait de l’organisation de la mobilité sa deuxième priorité. Son intention est de rendre un peu plus de place à la voiture, sans modifier en profondeur les aménagements d’Inspire, notamment dans le périmètre du plateau central. Julien Bony annonce vouloir préserver le tram, compléter le schéma cyclable et prendre des mesures pour les piétons. Au total, faire une place à tous les modes de déplacement et favoriser l’intermodalité.
  • En termes de transition énergétique, le programme annonce l’installation de panneaux solaires sur les bâtiments publics et le développement de la géothermie pour accroître l’autonomie de la métropole. Et par ailleurs, le passage en LED de l’éclairage public (rallumé partout toute la nuit) est prévu pour réduire la consommation, de même que la rénovation thermique du patrimoine bâti, avec la Maison de Sports comme priorité.
  • Pour lutter contre les îlots de chaleur, les nouveaux élus visent principalement la végétalisation de la ville : cours des écoles, trames vertes et bleues, plantation d’arbres, parkings et grandes places végétalisés.

Une fois retombés les premiers moments d’euphorie des uns, de déception des autres, la Ville de Clermont-Ferrand s’est réveillée cette semaine avec une nouvelle majorité municipale et probablement une nouvelle majorité à la métropole. Le nouveau maire a énoncé ses priorités, dans un programme en trois grands axes : « protéger, améliorer, construire ».

À travers ce programme, les déclarations et interventions face aux médias ou les articles du blog de campagne du candidat Julien Bony, j’ai essayé de dessiner ce qui attendait la Ville et la Métropole sur les sujets environnementaux. Premier constat : il n’y a pas de chapitre « Environnement » dans le programme de la nouvelle majorité Les Républicains, ce qui tend à confirmer que le sujet ne sera pas une préoccupation majeure des élus.

Mais il n’y a pas non plus rien. Le troisième volet du programme, « construire », a pour sous-titre « Construire une ville attractive et durable qui soutient l’emploi et qui prépare l’avenir des générations futures ! » On y trouve pêle-mêle du développement économique, de la culture, de la gouvernance et tout de même une dizaine de mesures consacrées à « Construire une ville plus autonome, plus résiliente, et mieux préparée aux défis climatiques ».

Zoomons encore. Trois sujets majeurs retiennent l’attention de la majorité nouvellement élue : la mobilité, les questions énergétiques et la chaleur. Dans ce premier article, je vous propose une analyse de la façon dont la nouvelle équipe municipale les appréhende.

Mobilité : rééquilibrer « intelligemment »

C’est évidemment le sujet où on en sait le plus sur les intentions de Julien Bony et son équipe, puisque c’était un des deux sujets centraux de la campagne électorale à Clermont et la « deuxième priorité » de la liste gagnante (après la sécurité). Il était de bonne guerre – mais légèrement de mauvaise foi alors que les travaux sont encore en cours – de déclarer (le 7 janvier dans le blog du candidat) que « contrairement aux objectifs annoncés, aucun bénéfice écologique n’a été atteint. Au contraire : les embouteillages sont plus nombreux, plus longs, synonymes de pollution accrue, de temps perdu, d’exaspération et de mécontentement généralisé pour l’ensemble des usagers. »

« Le site propre à 100 % n’est pas forcément la solution idéale. »

On sait en tout cas que Julien Bony veut revenir autant que faire se peut sur le nouveau plan de circulation, qui est selon lui « devenu illisible… au point d’en être absurde ». En interviews, comme lundi dernier pour La Montagne, le futur maire évoque le « curseur mis un peu trop loin » sur le projet Inspire et il estime que « le site propre à 100 % n’est pas forcément la solution idéale ».

Julien Bony n’a pas fait mystère de sa volonté de revenir au moins un peu en arrière pour redonner plus de place à la voiture en ville. Un peu seulement, comme il le justifie dans le même article de blog, tout en laissant entendre qu’il aurait aimé aller plus loin : « Parce que les caisses sont vides et que tout refaire est impossible, nous faisons le choix du bon sens : nous procéderons à des assouplissements pour rendre ce plan plus logique et plus fluide. »

Dans ses déclarations récentes, Julien Bony se montre prudent sur la notion de « suppression de la ZTL » annoncée durant la campagne. La place Renoux et le plateau central devraient rester peu accessibles aux voitures, avec priorité aux bus.

Dans le programme de campagne, on prend note de la « réouverture des grands axes précédemment fermés : avenues Carnot, Bergougnan, Libération (Salins), F. Mitterrand et rue de l’Oradou… », de la « création de parkings aériens végétalisés dans les secteurs des Salins et de Montferrand », du stationnement « réellement gratuit » pendant 30 minutes, sans obligation de rester plus longtemps. D’autres mesures sont détaillées dans l’article du blog : « Suppression de la ZTL [zone à trafic limité] tout en conservant un espace semi-piéton dans ce secteur du centre-ville, synchronisation des feux tricolores pour fluidifier le trafic, aménagements ciblés et pragmatiques pour faciliter les déplacements, création de nouvelles places de stationnement pour les soignants et les artisans. »

Dans l’entretien à La Montagne paru hier, il se fait déjà plus prudent sur les retours en arrière. Il confirme son intention de rouvrir l’avenue Carnot et « certainement » la rue Blatin, mais « est-ce qu’il s’agit de refaire passer des voitures partout ? Place Renoux ? Ballainvilliers ? Evidemment que non », peut-on y lire.

« Nous procéderons à des assouplissements pour rendre ce plan plus logique et plus fluide. »

Julien Bony se défend d’ailleurs d’être un défenseur du tout-voiture (interview vidéo La Montagne du 22 mars). Son programme confirme qu’il y en aura pour tout le monde et pour tous les modes de déplacement, et que les élus croient possible de concilier tous les usages pour « circuler mieux, pour tout le monde, sans dogmatisme ni idéologie ».

Effectivement, le programme déroule également de nombreuses mesures en faveur des transports publics, des vélos et même – réjouissons-nous – des piétons. Pour les premiers, il s’agit de lancer très vite « une étude pour remplacer le tramway et améliorer la ligne A à l’horizon 2035 », et de faciliter l’accès au réseau par divers pass à tarif réduit. Il est même prévu de renforcer le dispositif BEN des bus de nuit pour les étudiants (merci pour eux). On comprend aussi que l’usage des transports en commun passe par leur sécurisation, avec par exemple l’« élargissement de l’arrêt à la demande après 20h pour les femmes dans les transports » (merci pour elles) ou la « création d’une brigade transports et de boutons d’alerte digitaux ».

Julien Bony a confirmé sa volonté de préserver le tramway au-delà de sa fin de vie annoncée, et se dit favorable à compléter le schéma cyclable.

Vous êtes plutôt vélo ? Prenez note de l’augmentation annoncée du nombre de vélos en libre-service à assistance électrique, de la mise en place d’une aide municipale pour l’achat de vélos à assistance électrique, et de l’accélération de la construction de garages sécurisés pour les vélos. La liste candidate n’avait pas parlé de poursuivre le déploiement en cours du schéma cyclable. Mais le nouvel élu, dans l’entretien d’hier déjà cité, rassure les usagers de deux-roues : « On ne va pas défaire ce qui existe. On va même essayer de poursuivre ce schéma cyclable parce qu’on voit bien que certaines pistes cyclables ne sont pas reliées. »

Enfin, la liste de Julien Bony fait partie de celles qui prévoyaient d’agir sur un sujet qui commence (enfin) à émerger : les mesures en faveur des piétons. Pour eux : rénovation des trottoirs, des parcours piétons et du mobilier urbain. Sans oublier l’amélioration de l’accessibilité de l’espace public pour les personnes à mobilité réduite.

« Se déplacer dans notre ville ne doit plus être source de stress. »

Au total sur les questions de mobilité, la nouvelle majorité parle de « bon sens », de « rééquilibrage », et entend « réorganis(er) tous les modes de déplacements, sans les opposer, mais en les coordonnant intelligemment ». Le 27 février, Julien Bony déclare dans 7 Jours à Clermont : « Se déplacer dans notre ville ne doit plus être source de stress. Voiture, transports en commun, vélo, marche : chacun doit trouver sa place dans une organisation cohérente. » Dimanche soir au micro d’Ici Auvergne, il insistait : « Nous allons faire un bilan, remettre les choses à plat pour améliorer sensiblement les déplacements qui posent aujourd’hui de gros problèmes dans la ville. »

Les nouveaux élus veulent aussi favoriser l’intermodalité, c’est-à-dire la facilité de passer d’un moyen de transport à un autre. On en apprend un peu plus sur ce thème à la lecture du résumé, par nos confrères du Connecteur, du débat organisé le 23 février par les Shifters Auvergne, où la liste était représentée ce jour-là par Alexis Blondeau. À propos de l’intermodalité, celui-ci y rattache des projets qui permettent d’entrevoir comment cette notion est envisagée : « aide à l’achat de vélos électriques, parkings végétalisés, bornes de recharge, déplacement de la gare routière ». Ça semble un peu fourre-tout ; espérons que la volonté affichée de cohérence amènera la nouvelle municipalité à clarifier ses intentions.

Bus et cars, trains, vélos, piétons… La nouvelle majorité veut faire une place à tous les modes de déplacement et favoriser l’intermodalité.

La mobilité est aussi une affaire de liaison avec l’extérieur, que celui-ci soit proche (déplacements du quotidien) ou lointain (liaisons avec les autres métropoles). Toujours dans le débat Shifters via Le Connecteur, on apprend d’Alexis Blondeau qu’il « défend le maintien de la connectivité aérienne et ferroviaire (ligne vers Paris) pour préserver les sièges sociaux des entreprises du CAC40 [sic]. » Et à plus long terme, Alexis Blondeau cite encore le déplacement de la gare routière et « insiste fortement sur le RER métropolitain pour utiliser les voies ferrées. »

Sur ces deux derniers projets au moins, on peut espérer que les choses avancent plus facilement, car l’alignement politique entre la Ville et la Région devrait fluidifier le dialogue entre les deux collectivités parties prenantes, aussi bien sur la gare routière que sur les déplacements quotidiens entre la métropole et son bassin de vie. Car le TER, géré par la Région, doit être une composante du projet de Service express régional métropolitain (SERM) auquel la métropole clermontoise est candidate.

Énergies : « l’écologie pragmatique »

Ne cherchez pas dans le programme de Julien Bony les termes « environnement » ou « écologie », ils n’y figurent pas. Ça ne veut pas dire que la liste des Républicains n’a strictement rien à dire ou à faire sur le sujet, mais il y a sans doute des mots qui hérissent l’électorat, ou qui pourraient lui faire peur. Tout de même, ce vocabulaire est utilisé et manifestement assumé dans un article du blog de campagne de Julien Bony, intitulé « Agir concrètement pour l’environnement », en date du 22 décembre. Article qui commence par ces mots forts et rassurants pour les défenseurs de l’environnement : « L’écologie ne doit pas rester un slogan. À travers notre projet municipal, nous faisons le choix d’actions concrètes, utiles et durables pour notre ville et ses habitants. »

Ils sont rassurants au moins sur un point : la transition énergétique, puisque c’est uniquement de cela qu’il s’agit dans l’article. Le sujet se décline en quatre points qui se répartissent équitablement entre la production et la consommation d’énergie.

« Nous faisons le choix d’actions concrètes, utiles et durables pour notre ville et ses habitants. »

Côté production, Julien Bony se propose de « produire une électricité propre » et de réduire la dépendance énergétique de la Ville « en développant le solaire sur le patrimoine de la ville ». Déploiement qui sera complété par la géothermie, profonde et de surface, qu’il voit comme « une énergie locale, renouvelable et stable, au service des équipements publics et, demain, des habitants ».

La rénovation thermique de la Maison des Sports sera une priorité.

Côté usages, deux mesures également, non des moindres mais assez classiques, puisqu’il s’agit de poursuivre le remplacement des éclairages publics classiques par des LED – ce qui apparaît d’autant plus important qu’on apprend dans le programme que l’éclairage en question sera rallumé « partout et toute la nuit ». Par ailleurs, la rénovation thermique des bâtiments publics sera au programme, avec une priorité affichée : la Maison des Sports, « aujourd’hui la plus grande passoire thermique de la ville ».

Rien d’autre dans cet article sur l’« écologie pragmatique » que revendique le prochain maire de Clermont. Car le troisième sujet majeur qui nous intéresse dans ce programme, apparemment, n’appartient pas à ce registre.

Rencontre : médias indépendants locaux et territoire

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Chaleur estivale : du végétal partout

Nous en avions fait le thème d’un semestre entier des Rencontres Tikographie : les projections annoncent pour les décennies à venir une ambiance récurrente de fournaise à Clermont en été, que nous connaissons déjà mais qui devrait s’amplifier.

« Nous poursuivrons la végétalisation des cours d’école. »

La nouvelle majorité municipale semble avoir pris la mesure de la nécessité de poursuivre l’effort, notamment en ajoutant le plus de verdure possible dans l’espace public. « Face au réchauffement climatique, nous proposons de végétaliser davantage les grands espaces publics, en commençant par la place de Jaude, afin de rafraîchir la ville, recréer des zones d’ombre et ramener de la verdure là où elle manque. Cette démarche s’inscrit dans une action plus large de développer des îlots de fraîcheur de proximité. C’est pourquoi nous poursuivrons la végétalisation des cours d’école mais nous ouvrirons ces espaces verts à tous les Clermontois lors des périodes de fortes chaleurs durant les vacances scolaires », est-il précisé dans un autre article du blog de campagne de Julien Bony.

La nouvelle municipalité se propose de végétaliser la place de Jaude. Une demande récente, mais manifestement croissante, des Clermontois, souhaitable, mais qui pourrait se heurter à diverses contraintes techniques.

Son programme mentionne la plantation de 10 000 arbres. Et il précise qu’une trame verte et bleue aura pour objet de «  reli(er) parcs, places et équipements avec brumisateurs et fontaines », qui semble dans la continuité de ce que prévoyait la précédente municipalité. Il parle de « végétalisation des toitures », de « parkings aériens végétalisés » et veut lancer une « redéfinition du projet de rénovation de la place Delille », sans qu’on sache ce qui est reproché au projet actuel.

Rien de plus sur les parcs actuels ou en cours de création, dont on peut supposer que les projets n’évolueront pas. Et rien sur la répartition des efforts quartier par quartier. Il pourra donc être opportun de voir si les trames, plantations et végétalisations auront à cœur d’atténuer les déséquilibres de l’agglomération apparaissant notamment sur la carte des îlots de chaleur établie par l’Agence d’urbanisme, que nous avait présentée Christel Griffoul, sa directrice adjointe.

Pour lutter contre les vagues de forte chaleur, la nouvelle majorité veut développer la végétalisation.

Végétaliser, c’est très bien. Reste que nous avions aussi soulevé dans notre cycle « Clermont sous 50°C » la question beaucoup plus complexe des bâtiments, publics ou privés. On peut espérer que la rénovation annoncée des bâtiments publics prendra en compte le confort d’été. À la lecture du résumé, par nos confrères du Connecteur, du débat proposé par les Shifters Auvergne, on apprend aussi que la liste LR aurait pu soutenir « la proposition de rénovation énergétique des écoles et des EHPAD d’Olivier Bianchi. Il y ajouterait toutefois la nécessité de sécuriser les abords et l’intérieur de ces écoles. »

C’était déjà un gros défi d’opérer la rénovation des 36 écoles clermontoises, qui connaissent régulièrement des périodes de classes surchauffées en juin. Espérons que ce programme, au moins, restera une priorité. Pour le reste, il faudra voir à mesure que les défis se préciseront ou que les élus s’empareront de ces sujets. Au pire, les Clermontois iront dormir, pique-niquer, si possible travailler sous les brumisateurs des parcs ou dans la fraîcheur des caves du vieux Clermont.

Résumons-nous : le programme de la nouvelle municipalité semble à peu près clair sur les sujets mobilité, énergie et îlots de chaleur. D’autres questions n’y sont pas ou très peu abordées. Je les mets à plat dans le prochain article.

Prochain article : « Clermont-Ferrand : encore quelques dossiers pour la nouvelle majorité »

Article (texte et photos) Marie-Pierre Demarty, réalisé entre le 23 et le 26 mars 2026. À la une : vue de Clermont depuis la Pierre Carrée, par une belle journée d’automne.

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